Depuis l’instauration du Lockdown le 10 mars, plusieurs planteurs de l’est se sont plaint à la police que des centaines de kilos de légumes ont été volées dans leurs champs. Le délit aurait eu lieu durant leur absence dans les champs ou pendant la nuit. Leurs doléances ont été communiquées au Police Headquarters, qui a demandé à la hiérarchie de l’Eastern Division de désigner un ‘‘patrol scheme’’.

Ainsi, quatre équipes de police sont appelées à patrouiller dans la soixantaine de grandes plantations se trouvant sous cette juridiction. Une équipe de police est responsable des régions de Flacq, Camp-de-Masque, Brisée-Verdière et Lallmatie. Une deuxième s’occupe des localités de Bel-Air-Rivière-Sèche, Belle-Mare et Trou-d’Eau-Douce. La troisième fait des patrouilles régulières à Quartier-Militaire, Montagne-Blanche et Dubreuil, et la dernière s’occupe de Saint-Pierre, Moka et des endroits avoisinants. Les policiers ont aussi pour tâche de sensibiliser les planteurs.

« Nous leur demandons de visiter leur plantation aussi souvent que possible tout en respectant le protocole sanitaire et de nous signaler toute présence suspecte », a expliqué un policier de l’Eastern Division. Selon ce dernier, la police encourage les cultivateurs à mettre sur pied des ‘‘watch guards’’. « Les planteurs sont appelés à non seulement assurer la surveillance de leurs terres, mais aussi à jeter un coup d’œil sur celles de leurs voisins. Ils peuvent ainsi à tour de rôle se rendre sur les lieux », a souligné le policier.

Pour que la communication passe entre les planteurs dans une région en particulier, la police les a rencontrés pour leur demander de se regrouper dans un groupe WhatsApp. « Ils peuvent partager les informations comme des mouvements suspects. Le numéro d’un policier peut aussi figurer sur ce groupe afin de prendre des mesures nécessaires en cas d’urgence. Et la hotline de la police (999/ 148) reste active 24/7», a souligné notre interlocuteur.

La police lance un appel aux cultivateurs pour qu’ils récoltent leurs marchandises aussitôt prêtes et de ne pas les laisser dans les champs pour attirer des voleurs. À noter que la police de cette division a pris une dizaine de personnes en contravention alors qu’elles vendaient des légumes sans avoir un permis des autorités.