Le retrait du Wetlands Bill doit permettre au gouvernement de consulter davantage les parties prenantes et d’harmoniser ce texte avec l’Environment Act 2024 et le projet de loi sur les zones écologiquement sensibles (ESA Bill), actuellement en préparation. C’est l’argument avancé par le ministre de l’Environnement, Rajesh Bhagwan, lors des débats sur la motion de retrait du texte.
Le ministre a réaffirmé le soutien du gouvernement à la protection des zones humides, tout en justifiant la nécessité de revoir les dispositions proposées. Des représentations tardives de Business Mauritius et de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (AHRIM) ont notamment soulevé des préoccupations sur la mise en œuvre du projet de loi. « It is essential that the buy-in of all stakeholders be ensured to avoid practical difficulties in the eventual implementation further down the line », a-t-il déclaré. Il a souligné l’importance de cette adhésion, rappelant que, selon un rapport du PNUD soumis en 2026, 80 % des zones écologiquement sensibles de Maurice se trouvent sur des terrains privés. Elles comprennent notamment 194 zones humides de hautes terres et 351 zones humides côtières.
Rajesh Bhagwan a également annoncé que son ministère entend présenter le projet de loi sur les ESA au Parlement au début de 2027. La révision de l’Environment Act 2024, qui a déjà suscité environ 700 propositions de la part des parties prenantes, devrait, elle, être soumise au Parlement en 2027. « C’est, en quelque sorte, reculer pour mieux sauter. Et ce n’est, en aucune façon, un retournement de veste par rapport à notre détermination de préserver et de sauvegarder ce patrimoine environnemental », a-t-il assuré. Le ministre a enfin rejeté les critiques concernant un projet immobilier de 45 unités à La Mivoie, affirmant qu’il n’était pas situé sur une zone humide.

