Bâtiment du ministère du Travail

Le ministère du Travail étudie actuellement une demande des syndicats pour étendre l’article 72 (1A) de la Workers Rights Act 2019 jusqu’à l’année prochaine. Cette section stipule qu’aucun employeur ne peut mettre à la porte un salarié entre le 1er juin et le 31 décembre de cette année.

Ce règlement se lit comme suit : « For the purpose of section 72 (1A) of the Act, an employer shall during the period starting on 1 June 2020 and ending on 31 december 2020, not reduce the number of workers in his employment either temporarily or permanent of any of his workers. These regulations shall be deemed to have come into opération on 1 June 2020. »

Interrogé à propos de la demande des syndicats pour étendre cette section jusqu’à l’année prochaine, le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, a affirmé qu’aucune décision n’a encore été prise à ce sujet. « Il se pourrait cependant qu’on vienne avec une décision la semaine prochaine », a-t-il déclaré.

Selon les techniciens du ministère du Travail, même si ce règlement n’est pas étendu jusqu’à l’année prochaine, toujours est-il que les employeurs, qui ont pris avantage des prêts mis à leur disposition par des institutions financières pour rouler leur entreprise, « ne pourront pas licencier ». Et d’ajouter : « S’ils persistent, il faut alors que le cas soit référé au Redundancy Board. »

Par ailleurs, les techniciens du ministère du Travail dit noter qu’un certain nombre de propriétaires d’entreprises n’ont pas sollicité l’aide des institutions financières, malgré le fait qu’ils soient en difficulté. Ces propriétaires d’entreprises se sont tournés vers le Redudancy Board pour licencier des employés pour des raisons économiques. La compagnie Aticts Ltd se trouve actuellement dans cette catégorie. Elle se propose de mettre à la porte une quinzaine d’employés, car elle a perdu un contrat à l’aéroport de Plaisance en raison de la COVID-19.

Pour Reaz Chuttoo, président de la Confédération des Travailleurs des Secteurs public et privé (CTSP), il faut que l’article 72 (1A) de la Workers Rights Act 2019 soit étendu jusqu’à juin de l’année prochaine pour que les grosses entreprises ne profitent pas de la fin de ce règlement pour mettre à la porte des salariés.

« Si le gouvernement ne fait rien jusqu’au 31 décembre prochain, il est clair que beaucoup d’entreprises vont profiter de cette occasion pour licencier en masse des employés. Ce sera alors catastrophique pour la classe des travailleurs », a déclaré le syndicaliste. Il devait souligner que la CTSP a déjà fait la demande pour l’extension de ce règlement jusqu’à juin 2021 et que la balle est désormais dans le camp du gouvernement.