Le stage de cinq jours animé par Jérôme Henric, entraîneur de l’équipe masculine de France Olympique 2012, au dojo national à l’intention d’une trentaine de judokas mauriciens prend fin cet après-midi. Ce stage est une deuxième étape de la préparation des locaux dans l’optique des 9es Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) prévus en août 2015 à La Réunion.
En décembre de l’année dernière, Jérôme Henric avait animé un stage à la demande de la Fédération mauricienne de judo, jiu-jitsu et disciplines associées (FMJJDA). Ce deuxième stage, souligne Joseph Mounawah, directeur technique de la FMJJDA, est une suite logique pour garder en préparation les judokas. « La fédération doit remercier Jérôme Henric d’avoir accepté de venir encadrer nos judokas. Comme vous le savez, il a été l’entraîneur de l’équipe de France pour les Jeux Olympiques en 2012 à Londres et nos judokas bénéficieront beaucoup de son expérience », fait-il ressortir.
Pour ce présent stage, l’accent est mis sur le kumukata (saisissement de kimono) et aussi sur les contre-attaques. Jérôme Henric estime pour sa part que les locaux progressent tranquillement et que d’ici aux prochains JIOI, Maurice aura une bonne équipe si elle reste sur cette lancée. « C’était le souhait de la fédération de me faire venir pour travailler sur certaines lacunes, notamment le kumukata. Nous avons mis beaucoup d’accent sur cette technique déterminante pour saisir l’adversaire et aussi dans l’enchaînement des techniques. Les stagiaires sont bien réceptifs et doivent continuer à perfectionner cette technique », précise l’entraîneur français, qui travaille depuis le 1er septembre dernier au sein du ministère de la Jeunesse et des Sports à La Réunion pour veiller au bon développement des disciplines olympiques et paralympiques.
Mais au fil du stage, l’entraîneur a constaté que les stagiaires avaient également des lacunes sur les contre-attaques. Ce qui fait qu’il a dû modifier légèrement ses séances afin d’introduire une séance pour s’y concentrer. « Je me suis rendu compte que les judokas n’arrivaient pas à harmoniser des contre-attaques après une attaque de l’adversaire. D’où la raison de travailler sur cet enchaînement souvent vital lors des compétitions », ajoute notre interlocuteur.