French President Emmanuel Macron (R) speaks with an inhabitant as he visits the Saint-Denis' popular suburb of Les Camelias, in the French oversea island of Reunion, on October 24, 2019, as part of a four days trip in France's Indian Ocean overseas territories. (Photo by Richard BOUHET / AFP)

L’arrivée du président de la République française à la Réunion, mercredi 23 octobre, a représenté une occasion pour les Réunionnais d’exprimer leurs remontrances concernant, notamment, la cherté de la vie à l’île Soeur.

A peine était-il descendu de son avion qu’Emmanuel Macron a été interpellé par une Comorienne, indiquent des médias réunionnais. Cette dernière lui a demandé d’arrêter de soutenir le président comorien, Azali Assoumani.

A Gillot, des manifestants, dont des gilets jaunes, s’étaient massés sur un rond-point, attendant de pied ferme le président français.

La réponse des forces de l’ordre a été tout aussi ferme. Les médias réunionnais font état de l’utilisation de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, qui se dirigeaient vers l’aéroport.

Le mécontentement envers le président français se propage également sur les réseaux sociaux.

Grève générale.

En allant à la rencontre de nos voisins, Emmanuel Macron a souhaité offrir une oreille attentive aux difficultés que rencontrent les Réunionnais. On se souvient des manifestations importantes de gilets jaunes en début d’année.

Emmanuel Macron devait surtout tenter de calmer les ardeurs matérialisées par un mouvement de grève générale entamé par l’intersyndicale – regroupement de syndicats – à St Denis, dans la matinée du jeudi 24 octobre.

« Regardez combien il y a de manifestants, ce n’est pas une grève générale », a tempéré le président français face aux caméras. « Il y a combien de manifestants? 300 manifestants. »

« Il y a eu des mouvements très forts de gilets jaunes, mais là… Sortez vous de cette idée qu’il y a une grève générale. C’est faux ».

Coût de la vie, insécurité et emploi. Les Réunionnais ont vivement interpellé Emmanuel Macron sur divers difficultés qu’ils rencontrent. « On ne va pas créer des emplois comme ça », a répondu Emmanuel Macron à un jeune, en pleine rue, qui le questionnait sur le chômage.

Le président français a, plus tard, rencontré à la préfecture des citoyens tirés au sort, qui ont participé à un atelier de travail sur quatre thématiques. Au même moment, des manifestants défilaient dans la localité.

Ce déplacement du président français à l’île Soeur intervient après une traversée des îles de l’océan Indien, dont les îles Glorieuses, revendiquées par Madagascar. Il est accompagné par Annick Girardin, ministre des Outre-mer, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat à la transition écologique et au transport, entre autres.

Lors du forum « Choose La Réunion » – à laquelle a été annoncé Anerood Jugnauth -, Emmanuel Macron a rencontré des chefs d’entreprises où il a fait état de son souhait d’attirer des investisseurs étrangers.

Jeudi soir, Emmanuel Macron accordera une interview à Antenne Réunion.