• L’ICAC estime que l’ex-directeur du Valuation Office devra répondre aux accusations logées contre lui après celles de MedPoint

L’ex-directeur du Valuation Office de l’État, Yodhun Bissessur, acquitté dans le procès MedPoint en juillet dernier, devra faire face à un autre procès en Cour intermédiaire. Il lui est reproché d’avoir assumé les fonctions de directeur d’une compagnie pendant ses heures de travail de fonctionnaire. Son homme de loi, Me Gavin Glover, SC, avait demandé à l’ICAC de reconsidérer les poursuites contre son client car il a déjà été poursuivi sous les mêmes accusations dans l’affaire MedPoint et a été acquitté. Mais l’ICAC a informé la cour hier que le procès devra se poursuivre. L’audition des témoins a été ajournée au 24 octobre.

Poursuivi pour avoir assumé en neuf occasions les fonctions de directeur d’une compagnie pendant ses heures de travail de fonctionnaire, Yodhun Bissessur, Chief Government Valuer de son état, a comparu hier devant les magistrats Pranay Sewpal et Razia Jannoo-Jaunbocus. Me Gavin Glover avait, lors d’une précédente audience, attiré l’attention de la cour sur le fait que l’affaire MedPoint était un procès similaire au procès actuel, et avec des charges similaires portées contre son client. Me Glover avait rappelé que le procès MedPoint contre son client a été rayé en cour le 26 juillet (Yodhun Bissessur avait alors obtenu le bénéfice du doute) et que l’ICAC n’a de plus pas fait appel du verdict d’acquittement.

Me Glover avait alors demandé à l’ICAC de reconsidérer les poursuites contre son client dans ce procès. Mais l’ICAC a fait part de sa décision hier, estimant que l’ex-directeur du Valuation Office devra répondre des accusations logées contre lui après celles de MedPoint. Dans ce procès, la commission anti-corruption reproche à Yodhun Bissessur d’avoir, en neuf occasions, occupé les fonctions de directeur de Valuation Real Estates and Consultancy Services Ltd pour effectuer des évaluations pour différentes compagnies, en 2009 et 2010. Il avait obtenu d’importantes rémunérations pour ces évaluations à titre privé, ce qui avait poussé l’ICAC à mener enquête. Yodhun Bissessur répond d’accusations de “public official using office for gratification”.