Inculpé provisoirement du meurtre de son épouse Lee-Ann Palmarozza, 35 ans, retrouvée morte en janvier dans la piscine de sa villa à Anahita, l’homme d’affaires sud-africain Peter Wayne Roberts avait fait une demande en Cour suprême pour contre-analyser les rapports du Forensic Science Laboratory (FSL). Le juge Abdoorafeek Hamuth a accédé à sa demande aujourd’hui. L’officier responsable de ce dossier à la FSL fera le déplacement pour remettre les échantillons à un laboratoire sud-africain.
L’homme de loi de Peter Roberts, Me Sanjay Buckory, avait demandé un ordre de la Cour pour obtenir l’autorisation de contre-analyser les rapports du FSL. Le State Law Office (SLO), représenté par Me Pravin Harrah, a indiqué que tous les rapports toxicologiques avaient été communiqués à la défense et qu’il n’y avait aucune objection pour que ces échantillons soient envoyés en Afrique du Sud afin d’y être analysés, du moment que les protocoles sont respectés et que l’officier responsable de ce dossier au FSL remette lui-même les échantillons au laboratoire sud-africain afin qu’il n’y ait aucun risque de manipulation. Me Sanjay Buckory n’y a pas objecté, indiquant que l‘accusé prendrait en charge tous les coûts relatifs à ces déplacements. Il a aussi souhaité que le rapport sur la quantité d’alcool dans le sang de Lee-Ann Palmarozza lui soit communiqué. Les deux parties se consulteront pour savoir quand les échantillons pourront être envoyés dans ce laboratoire spécialisé.
La victime, Lee-Ann Palmarozza, 35 ans, avait été retrouvée sans vie dans une piscine de l’Anahita Resort dans la nuit du 28 au 29 décembre 2014. L’enquête de la MCIT avait débouché sur l’inculpation provisoire de son compagnon, Peter Roberts, homme d’affaires et propriétaire d’une villa dans cet établissement. Vers minuit, suite à une alerte à disparition s’apparentant à une mise en scène, le corps de la femme avait été retrouvé sans vie dans la piscine de la villa. L’autopsie pratiquée par le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, avait alors attribué la cause du décès à une asphyxie, la victime portant des hématomes à la tête et à la gorge, et à des traitements de saignement interne.
Alors qu’il avait déclaré se mettre à la disposition des enquêteurs et qu’il ne devait rentrer en Afrique du Sud que le 11 janvier, Peter Roberts avait tenté de quitter Maurice le 2 janvier. C’est là que la police avait procédé à son arrestation. Par la suite, il avait avancé que sa compagne s’était blessée après avoir glissé alors que le couple dansait. Des préposés de l’Anahita Resort avaient déclaré que le couple s’était disputé pendant toute la soirée du 28 décembre et, qu’en au moins trois reprises, la victime était venue solliciter leur aide, soutenant qu’elle subissait des actes de violence de la part de son compagnon. À un certain moment de la nuit, le calme était revenu à la villa avant que Peter Roberts ne vienne donner l’alerte quant à la disparition de sa compagne, déclarant avoir remarqué son absence alors qu’il sortait de sa douche vers minuit. À peine les recherches avaient-elles été engagées avec le concours des agents de sécurité de l’Anahita que le corps de la jeune femme avait été retrouvé, flottant dans la piscine.