Mes Sanjeev Teeluckdharry, Ravi Rutnah et Roshi Bhadain sont accusés d’avoir commis des actes contraires au Code of Ethics for Barristers. L’Attorney General réclame des sanctions contre eux. Ils devront se défendre des accusations du conseil légal du gouvernement devant les juges.
Comme annoncé hier sur www.lemauricien.com, Mes Sanjeev Teeluckdharry et Ravi Rutnah devront faire face à un comité disciplinaire pour des violations alléguées au Code d’éthique de la profession. C’est l’Attorney General Yatin Varma qui a fait formellement la demande après avoir longuement étudié le dossier contre les deux avocats qui ont représenté conjointement Avinash Treebhoowoon dans le procès devant les Assises de l’assassinat de la jeune Irlandaise Michaela Harte-McAreavey.
Selon nos sources, le bureau de l’Attorney General reproche notamment à Me Rutnah d’avoir représenté Avinash Treebhoowoon lors du procès alors qu’il aurait pu être un témoin dans l’affaire. L’avocat aurait été victime et témoin de la façon de faire de la Major Crimes Investigation Team (MCIT). Son client avait déclaré à la cour que les enquêteurs avaient maltraité son avocat durant son interrogatoire.
Un autre homme de loi vient s’ajouter à la liste de ceux qui auraient commis une infraction au code d’éthique. Il s’agirait de Me Roshi Bhadain. Ce dernier est l’avocat de Sunil Dowarkasing dans l’affaire MedPoint. L’homme de loi a travaillé dans le département des enquêtes de la commission anticorruption et connaît très bien les méthodes de l’ICAC.
L’homme de loi serait dans le collimateur de l’État depuis déjà quelque temps. Selon nos sources, ce serait son ancien employeur qui aurait adressé une lettre à l’Attorney General pour initier une enquête. L’affaire devait être référée à la Cour suprême fin 2012. L’avocat aurait fait certains commentaires dans des interviews à la presse qui n’auraient pas plu à l’ICAC.
Lors de sa comparution devant le Chef juge Bernard Sik Yuen en 2011, l’avocat avait déclaré être très conscient de l’éthique de sa profession. Il avait soutenu n’avoir jamais enfreint la règle sur la confidentialité lors de ses échanges avec la presse. Et d’ajouter qu’un homme de loi a parfaitement le droit de parler à la presse mais qu’il y a des limites à ne pas franchir.
Rappelons que Me Roshi Bhadain est également l’avocat de Pravind Jugnauth.