Aux Casernes centrales ce jeudi 14 février, Raj Dayal était convoqué pour y être interrogé sur une affaire de document qu’il disait en 2018, être en possession concernant un échange entre le bureau du DPP et l’ICAC, et qu’il aurait remis à la presse. Cependant, c’est une autre version que nous a racontée l’ancien commissaire de police à sa sortie du bureau du Central Criminal Investigation Department (CCID).

Arrivé à 13h30, c’est à 17h20 que Raj Dayal sortira des locaux du CCID. Lors d’une déclaration à la presse, il affirme, document imprimé en main pour être distribué à la presse, être venu pour une tout autre raison. Celle de porter plainte contre Mr Soobhany, Mr Yousuf Mahamed, un ancien journaliste du défi, l’Independent Commission Against Corruption (ICAC), qu’il dit référer collectivement comme ICACO et le directeur des Poursuites publiques et le bureau du DPP référé dans la lettre dans la lettre comme DPPO, entre autres. 

Il affirme que ces personnes et institutions ont perverti le « course of justice » et les accuse entre autres de complot. Ce dernier affirme une nouvelle fois n’avoir jamais recherché, ni reçu ou accepté de gratification de Patrick Soobhany. Parlant de crise constitutionnelle, ce dernier demande à l’acting President, Barlen Vyapooree, de suspendre le directeur des Poursuites publiques. 

Il se chuchote que ce dernier était en effet aux Casernes centrales après avoir été convoqué pour une enquête concernant une lettre qu’il dit être en sa possession et qui, selon lui, est datée du 22 avril 2016 faisant référence à son cas de “conspiracy” (OB 277/16 CCID) où le bureau du DPP demande à la police de ne pas mener une enquête parallèle à ICAC sur l’affaire « bal kouler ». 

Pour rappel, Raj Dayal est accusé d’avoir sollicité un pot-de-vin de Rs 1 million de l’homme d’affaires Patrick Soobhany le 26 mars 2016 à son bureau, à Port-Louis, pour l’achat de 50 “bal kouler” pour les célébrations de la fête Holi, et ce en échange d’un permis EIA pour un projet de morcellement de 294 lotissements sur une superficie de 35 arpents, à Gros-Cailloux.