Me Sanjeev Teeluckdharry, homme de loi d’Avinash Treebhoowon (accusé No 1) dans le procès sur le meurtre de Michaela Harte qui s’est ouvert ce matin, a déposé une motion pour réclamer à la poursuite des précisions sur les circonstances du décès. Cette motion a été présentée juste avant que le juge-président de la cour, Prithiviraj Feckna, ne lève l’audience pour la pause déjeuner.
Depuis l’ouverture du procès à 10 h, le juge Prithiviraj Feckna a d’abord demandé aux deux accusés, Avinash Treebhoowon (No 1) et Sandip Moneea (No 2), s’ils comprenaient l’anglais. Le premier, qui a pour avocats Mes Sanjeev Teeluckdharry et Ravi Rutnah, a déclaré qu’il est très peu familier avec la langue de Shakespeare. Le juge a donc demandé à un officier de la cour de lui traduire les travaux en kreol.
Le juge Prithiviraj Feckna a d’abord écouté le plea des accusés. Avinash Treebhoowon a plaidé non coupable. Sandip Moneea a quant à lui répondu que « bondie temwin, mo inosan ». À la demande du juge, il a aussi plaidé non coupable.
Le président de la cour a ensuite procédé à la constitution du jury. Sur les 100 personnes figurant sur la liste de ceux convoqués, seuls 43 ont répondu à l’appel. Le juge Prithiviraj Feckna a alors ordonné une amende de Rs 500 aux absents. Neuf jurés ont finalement été retenus, dont trois femmes.
Le cadavre de Michaela Harte, une jeune Irlandaise venue en lune de miel à Maurice, a été découvert par son époux John McAreavey le 10 janvier 2011 dans la chambre 1025 qu’occupait le couple à l’hôtel Legends à Grand-Gaube. L’accusé No 1, un habitant de Dhalia Road à Plaine-des-Roches, qui avait au départ avoué sa participation dans ce crime, s’était par la suite rétracté en soutenant que les enquêteurs l’avaient frappé pour obtenir des aveux. L’accusé No 2, un habitant de Piton, a quant à lui toujours clamé son innocence. Onze jours ont été retenus par la Cour suprême pour le déroulement du procès.
Le meurtre de Michaela Harte McAreavey a causé un certain émoi dans les milieux touristiques à Maurice et en Irlande où les familles Harte et McAreavey sont très connues. Le père de la victime, Mickey Harte, est un entraîneur de football très estimé dans son pays alors que l’oncle de l’époux de la victime John McAreavey est un évêque catholique.