Dans une déposition à la police, un jeune couple résidant à African Town, Surinam, accuse ses voisins d’avoir mis le feu à ses deux maisons. Un incendie a ainsi éclaté dans sa deuxième maison après le départ des pompiers alors que leur première maison avait été la proie des flammes quelques minutes plus tôt. Selon le jeune couple, c’est après une première déposition qu’ils ont faite au poste de police de la localité que les choses ont dégénéré.
Le cauchemar, affirme le couple, a commencé il y a trois semaines. Constatant le vol de son téléphone mobile, Patricia (prénom fictif) porte plainte au poste de police. « C’est ce qui aurait tout déclenché », affirme notre interlocutrice. « Dès que les voisins ont pris connaissance de cela, j’ai été victime de persécutions », allègue-t-elle. La semaine suivant sa déposition, la barrière entourant sa maison est la proie des flammes. Ayant trouvé refuge chez un parent habitant les basses Plaines-Wilhems, Patricia soutient que durant son absence, elle a reçu un appel lui indiquant que sa première maison, située à African Town, a été la proie des flammes. Et quelques minutes après que les pompiers ont circonscrit l’incendie, sa deuxième maison, située à proximité de la première, a également pris feu. « Ce n’est pas dû au hasard », dit-elle. « Bann ponpie mem pann konpran ki finn arive parski zot tinn metriz dife-la ek ki pa ti ena okenn moyen pou ki enn lot dife eklate ankor », soutient-elle, accusant dans la foulée certains voisins d’avoir mis le feu à ses deux maisons. Le jeune couple affirme avoir tout perdu lors de ce sinistre. « Nous n’osons même pas rentrer chez nous par peur de représailles ». Suite à leur déposition, une enquête a été initiée pour découvrir les causes des incendies.