Arrêté pour n’avoir pas respecté une des conditions de sa remise en liberté provisoire, Sada Curpen a de nouveau retrouvé la liberté conditionnelle après huit jours passé en détention. Il a comparu devant le magistrat Prithviraj Balluck de la Bail and Remand Court qui, dans son ruling, a ordonné que l’intéressé soit placé sous surveillance policière. Sada Curpen a fourni une caution de Rs 7 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 70 000. Rappelons que Sada Curpen n’avait pas respecté le couvre-feu qui lui était imposé et était parti célébrer son 40e anniversaire dans une boîte de nuit à Ébène.
C’est la deuxième fois que Sada Curpen, qui fait l’objet de poursuites devant la Cour intermédiaire dans le cadre du meurtre de Denis Fine, ne respecte pas les conditions de sa remise en liberté conditionnelle. L’année dernière, Sada Curpen s’était retrouvé devant le tribunal de Pamplemousses car la police lui reprochait de n’avoir pas respecté son couvre-feu. Cette cour lui avait accordé la liberté sans condition moyennant des frais de Rs 100. Le 15 mars dernier, Sada Curpen s’est de nouveau retrouvé dans les filets de la police quand il a brisé son couvre-feu de 18 h en partant célébrer son anniversaire dans une boîte de nuit. En cour, lors des débats, la police avait avancé trois points concernant sa motion de remise en liberté conditionnelle. Elle avait ainsi soutenu que Sada Curpen avait commis ce délit alors qu’il était en liberté et qu’il y avait des risques qu’il commette de nouveau le même délit. La police avait aussi indiqué que l’enquête n’était pas bouclée et qu’il y avait encore d’autres témoins à entendre.
Lors de son arrestation, Sada Curpen avait, lui, indiqué que la police l’avait informé que le couvre-feu qui lui était imposé avait été annulé. Cette information lui aurait été fournie lorsqu’il s’était présenté au poste de Terre-Rouge pour son “daily reporting”. Les autres policiers qui avaient assisté à cet anniversaire avaient, dans leur version des faits, indiqué qu’ils étaient invités à l’anniversaire d’une collègue, lequel coïncidait avec celui de son fiancé, en l’occurrence Sada Curpen. Et d’ajouter qu’ils ne savaient pas que ce dernier n’était pas autorisé à sortir après 17 h. La cour a donc imposé un nouveau couvre-feu à Sada Curpen. Ce dernier devra se présenter au poste de police de sa localité tous les jours.