En conférence de presse ce samedi matin, le leader de l’opposition, Arvin Boolell, a commenté les évènements survenus à l’Assemblé nationale hier, vendredi 28 février. Pour ce dernier, le Speaker aurait dû « désamorcer une situation qui semblait difficile ».

Pour Arvin Boolell, le Speaker avait l’option de suspendre la séance parlementaire, de rencontrer les whips et les partis concernés afin d’atténuer la situation.

« Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où on empêche l’opposition d’accomplir son travail et d’exercer son droit démocratique. Le problème, c’est le Speaker, et personne d’autre. J’espère que le droit des parlementaires de l’opposition ne soit pas bafoué ».

Pour les députés du parti travailliste (Ptr), la tyrannie du nombre ne doit pas empêcher l’opposition d’exercer son droit. « La perception du « government is government and government so decides » est malheureusement bien ancrée », estime Arvin Boolell.

Revenant sur la Private Notice Question (PNQ) qui devait avoir lieu concernant la “grey list of jurisdictions with Strategic deficiencies”, Arvin Boolell affirme que ce sujet concernait la population de Maurice ainsi que 15 000 employés d’un secteur, « qui est la chandelle et la fierté de la démocratisation de l’économie ».

« Ce gouvernement a mis ce secteur en péril et aujourd’hui nous ne sommes plus sur la Financial Action Task Force », ajoute le leader de l’opposition.

Arvin Boolell a réitéré que l’éventualité d’une motion de censure contre le Speaker n’est pas à être écartée dans un avenir proche.

A noter qu’à la suite de la suspension du leader de l’opposition pour deux séances (hier et lundi) et l’expulsion du whip, Shakeel Mohamed, les parlementaires de l’opposition comptent boycotter la prochaine séance parlementaire.