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Le président de l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA) et la représentante de l’Unité sportive de haut niveau (HLSU) ont eu une réunion d’explications lundi après-midi au stade de Réduit en présence des athlètes et entraîneurs pour clarifier la situation quant aux critères qui ont été retenus par le board du HLSU pour l’allocation de bourses de haut niveau aux athlètes pour la période juillet-septembre 2019. Il en ressort que plusieurs anomalies ont été relevées et rectifiées de la part des deux instances.

Cette réunion a été convoquée par l’AMA pour clarifier les cas de certains athlètes, tout en revoyant les critères retenus par la HLSU. « Cette réunion a été bénéfique à tout le monde. On a revu et corrigé les anomalies qui existaient des deux côtés. Pour notre part, celles-ci étant dues au fait que nous n’avons pas soumis certains documents importants et pour lesquels nous n’avons peut-être pas donné suffisamment d’explications pour justifier, par exemple, les recommandations que nous avons faites en faveur des médaillés des derniers Jeux des îles. Il y avait une certaine confusion. Mais je crois que tout est rentré dans l’ordre. Il y a des cas qui ont été résolus sur place, notamment ceux de Jessika Rosun, Nicolas Li Yun Fong, Jonathan Bardottier et Christopher Sophie », confie assez satisfait Vivian Gungaram, président de l’AMA. « Pour Jonathan Drack (intercontinental) nous ferons une demande avec les documents nécessaires. »

Il avait également à ses côtés les entraîneurs Joël Sévère, Hervé Seerungen et Bernadette Perrine, ainsi que l’athlète Mohammad Dookun et les parents des athlètes expatriés tels Jonathan Drack et Jérôme Caprice. Par ailleurs, tous les athlètes médaillés aux derniers Jeux des îles seront recommandés par l’AMA pour intégrer le niveau régional de la grille d’allocation. Par contre, les athlètes Ezékiel Appadou (hauteur), David Carver et Jean-Luc Vilbrim (marathon) ne font plus partie de la grille d’allocation.

Il faut rappeler que les allocations sont attribuées par la HLSU en considérant les critères retenus durant les trois précédents mois, et ce, tout en considérant les recommandations qui sont faites en prévision des trois mois suivants, par exemple, pour décider de rehausser, diminuer ou maintenir les bourses qui sont attribuées aux sportifs.
Aussi, les critères peuvent varier d’une fédération à l’autre. Mais en général, les principaux demeurant les minima, l’ordre des médailles, le classement, de même que le nombre d’adversaires présents à une compétition dans une catégorie, entre autres. « Tous ces aspects ont été évoqués en présence des athlètes qui sont les principaux concernés. Cette réunion de consultation est venue dissiper tout malentendu qui aurait pu perdurer entre les différentes parties. Tout s’est bien passé. Nous avons pesé le pour et le contre pour rectifier les anomalies. L’AMA fera le nécessaire et le suivi avec la HLSU », souligne pour sa part Vanina Cadressen, secrétaire auprès du président du l’organisme, Somoo Nagalingum Pillay.

Ils sont 149 sportifs toutes disciplines confondues à bénéficier du soutien de l’État, dont une vingtaine d’athlètes de l’AMA. Mais il faut convenir que tous ces sportifs n’ont pas, par exemple, participé aux derniers Jeux des îles et aux Jeux d’Afrique. D’où la nécessité de la HLSU de devoir tenir compte d’autres critères pour l’attribution des bourses tout en les ajustant à l’envergure d’une compétition, que celle-ci soit de catégorie nationale, régionale (Jeux de îles), continentale (Championnats d’Afrique et Jeux d’Afrique), intercontinentale (Jeux du Commonwealth, Jeux de la Francophonie) et mondiale. « Il n’a jamais été question de pénaliser les sportifs. D’ailleurs, ils recevront tous leur allocation octobre -décembre déjà en novembre, soit avec deux mois d’avance pour des raisons pratiques, comme cela se fait normalement », renchérit Vanina Cadressen.