Le « soft launch », un terme à la mode  qui fait l’objet de nombreuses interprétations en cette fin de mandat du gouvernement MSM-ML. Avant l’entrée en vigueur du projet partiel du Metro Express, place au « soft launch » de la station de traitement du Bagatelle Dam, effectué en grande pompe jeudi dernier en présence du ministre des Services publics, Ivan Collendavelloo, du directeur de la Central Water Authority (CWA), Yousouf Ismaël, et du maire de Beau-Bassin/Rose-Hill, Ken Fong. Ville où le remplacement des tuyaux vétustes est loin d’être complété, contrairement aux affirmations d’Ivan Collendavelloo lors de son discours.

« Nous avons réuni la presse pour montrer le progrès des travaux effectués à la station de traitement du Bagatelle Dam. » C’est ce qui ressort du discours d’Ivan Collendavelloo. Voilà plusieurs années que les habitants des basses Plaines-Wilhems connaissaient très régulièrement des problèmes d’approvisionnement en eau. La pression était très faible à la sortie du robinet et, pour les moins chanceux, il n’y avait pas du tout d’eau. Depuis jeudi, un grand nombre d’habitants de Stanley, Plaisance, Trèfles et Camp-Levieux ont été surpris de constater que l’eau depuis leurs robinets s’est mise à couler flot.

« Lorsque nous avons pris le pouvoir en 2015, la priorité du gouvernement était de résoudre la situation catastrophique de l’eau et fournir l’eau à toute la population sur une base de 24/7. Nous y sommes presque », a souligné Ivan Collendavelloo. Il n’a pas en revanche évoqué quand les travaux de remplacement des vieux tuyaux de la CWA seront complétés, mettant en avant le fait que cette opération avait déjà été complétée. Or, la pose des tuyaux neufs est toujours en cours dans plusieurs rues des villes sœurs.

« Ce n’est qu’à l’issue des travaux que la population pourra jauger le potentiel du barrage d’approvisionner les régions concernées en 24/7 », nous confie un ouvrier général à la CWA. Le Bagatelle Dam, qui stocke 15 millions de m3 d’eau, a vu son coût doubler depuis cinq ans, passant de Rs 3,3 milliards à Rs 6,2 milliards après que des travaux additionnels relatifs à la nature du sol ont dû être entrepris.

Si les habitants de Rose-Hill se réjouissent pour l’heure de l’abondance en eau, les rues qui ont fait l’objet de travaux sont toujours dans un piteux état en dépit des travaux de réasphaltage effectués à plusieurs endroits. La rue Maurice Curé en est un exemple criant. Le goudron s’est désagrégé à plusieurs endroits, formant un amas d’enrobés bitumineux. Idem à la rue Gordon, où les nids de poule sont de plus recouverts d’eau boueuse lors de grosses averses. Avec des conséquences sur les voitures et le porte-monnaie de leurs propriétaires.