Loreen Davy (n°8) veut disputer les JIOI 2023

La capitaine de la sélection de Maurice aux derniers JIOI, Loreen Davy, pousse un coup de gueule. Alors que le dernier match féminin avant le coup d’envoi du championnat remonte à juillet 2019, la meneuse du Real veut espérer que cette période de confinement aura fait réfléchir. D’autant que toute la sélection féminine rêve d’une revanche contre son homologue de La Réunion.

La situation actuelle, avec un championnat en suspens du fait des protestations de l’Union Sportive de Beau-Bassin/Rose-Hill (USBBRH) et des Malherbes Harlems, ne fera guère l’affaire de Maurice lors des prochains JIOI, prévient-elle. « Nous avons fait un match-référence contre La Réunion. Et c’est ce genre de performances que nous devons viser à l’avenir. Mais comment espérer faire de même si nous n’arrivons pas à jouer dès maintenant ? », s’interroge-t-elle. Pourtant, tout était en place pour que le basket-ball féminin connaisse d’autres sommets. « Tout le monde a vu que les choses allaient dans la bonne direction », se rappelle-t-elle.

Et puis, ce championnat à trois équipes, entaché par des protestations et des matches reportés, qui ne semble pas trouver de fin. « On était tellement contentes. Là, on est dans le flou total. On ne sait pas ce qui va se passer ni comment ce championnat va se terminer. » L’appel est donc lancé pour une solution à court, moyen ou long termes. « Nous, on veut seulement jouer. Après les JIOI 2019, nous étions plusieurs à vouloir rempiler pour les prochains Jeux. Mais est-ce qu’on va sortir une performance pareille avec les conditions actuelles ? Il ne faut pas rêver. »

L’idée est de venger ce revers contre La Réunion. On se souvient que Maurice tenait le bon bout, forçant les tenantes du titre aux prolongations, avant de tomber les armes à la main. « La défaite contre La Réunion nous est restée en travers de la gorge. Et dans quatre ans, on veut prendre notre revanche. Mais vu comment les choses sont engagées, c’est mal parti. »Si elle a déjà la tête aux Jeux de 2023 — si tous les plans sont respectés —, elle pense aussi à sa reconversion. Elle contemple de poursuivre sa carrière sur le banc, avec cette fois un rôle de coach. « J’y pense. Je ne sais pas quand je me lancerai, mais je pense aller vers le coaching. » La formation, dans un premier temps, pourrait être sa première vocation. « Devenir éducatrice serait un premier pas. Mais je veux devenir coach. Ce serait le but ultime. »

En attendant la reprise des activités sportives, elle se concentre, comme beaucoup d’autres athlètes, au maintien de sa forme. Plusieurs coaches sportifs animent des séances via les réseaux sociaux. La meneuse de jeu de la sélection nationale a trouvé la coach qui lui sied. « Les exercices qu’elle propose sont parfaits, car ils sont nécessaires à la pratique du basket-ball », soutient-elle. Certes, le terrain lui manque, plus qu’elle ne voudrait l’admettre. La situation du basket-ball féminin n’est qu’un passage, se dit-elle. « On essaie de se garder en forme, on travaille avec des coaches en ligne, de la maison. C’est la meilleure solution pour le moment. Au moins, ça nous garde en forme. »