La nageuse Camille Koenig, actuellement en France, est sélectionnée pour les prochains Jeux des îles de l’Océan Indien (JIOI) 2019, qui se tiendront à Maurice du 19 au 28 juillet. Elle s’est arrêtée un moment entre ses cours dans la filière scientifique et une séance d’entraînement à la piscine pour nous parler de sa perception des prochains JIOI et de sa passion pour la natation. Sa première participation au rendez-vous des ïles remonte à 2015 à l’île sœur. Le mois prochain, elle sera engagée au 50 m, 100 m et 200 m dos, devant son public.

Camille Koenig, comment avez-vous découvert la natation ?
Ma mère considère que la natation est un « sport complet ». Elle sculpte tout le corps et permet de travailler tous les muscles de manière plus ou moins égale. Depuis toute petite, c’était une obligation à la maison. Etant sur une île, il faut savoir nager. Donc c’est une discipline que j’adorais pratiquer et encore aujourd’hui.

A 15 ans, je suis partie en France pour avoir accès à une meilleure structure sport-études. Avec le premier programme que j’avais, il m’était très difficile de coordonner le sport et les études. Mon emploi du temps était trop chargé. Depuis, je suis au Mulhouse Olympic Natation (MON) et cela se passe très bien.

Vous aviez connu vos premiers JIOI en 2015. Racontez-nous comment cela s’est passé ?
J’étais parvenue à prendre la quatrième place au 200 m dos, qui est l’une de mes courses de prédilection. Je me souviens plus de celle-là. Ensuite, j’ai réalisé mes meilleurs chronos personnels et des records nationaux.

Comment préparez-vous l’événement de juillet 2019 ?
La fédération mauricienne de natation (FMN) m’a envoyé un courrier électronique le 15 mai dernier pour confirmer ma participation aux Jeux des îles de l’Océan Indien 2019. Toutefois, depuis l’année dernière, nous nous préparons déjà, étant présélectionnés. Il fallait surtout alterner entre les périodes de travail. Quelques fois c’est compliqué. La structure du MOM, plus flexible, me permet de mieux gérer. Par exemple, pour mes examens du baccalauréat français, le MON me permet de me préparer à la fois pour les Jeux et d’avancer dans mes études. De plus, je suis à Mulhouse sur un plateau sportif, où tout est à proximité.

Le système éducatif où vous vous évoluez (en France), laisse donc suffisamment d’espace pour les étudiants qui ont à cœur la pratique d’un sport ?
Dans mon lycée, l’administration a aménagé les horaires de cours pour pouvoir nous libérer le lundi et le jeudi matin jusqu’à 10 h. Ensuite, j’ai un créneau quotidien à 16 h également pour que je puisse m’entraîner. Autrement le mardi et le vendredi, les entraînements sont de 6 h à 7 h 30 pour ensuite être en classe à 8 h.

Quel est votre état d’esprit à l’approche des Jeux ?
Je suis excitée et impatiente de pouvoir représenter Maurice encore une fois aux Jeux des îles.

Que visez-vous cette fois-ci ?
Je voudrais faire mes meilleurs temps encore une fois, et pourquoi pas apporter une ou plusieurs médailles pour mon pays. J’appréhende un peu la compétition face aux nageurs car ils sont très forts en général et bien entraînés. Les Seychelles, par exemple, ont une bonne équipe cette année.

Avez-vous déjà songé à l’après JIOI 2019 ?
L’année prochaine je vais intégrer l’école hôtelière de Vatel à Pierre Fontaine pour entamer un Bachelor suivi d’un Master.