Si le PMSD, par la voix de son directeur de communication, Lindsay Morvan, ne nie pas les problèmes qu’a occasionnés le carnaval de Flic-en-Flac, dimanche dernier, il « ne conçoit cependant pas les critiques de nature démagogiques ». C’est ce qui ressort de sa conférence de presse hebdomadaire, hier matin. Il était aux côtés de la parlementaire Aurore Perraud et d’autres membres du PMSD à l’hôtel St-Georges, à Port-Louis.
« Ce festival a permis d’accroître la visibilité de Maurice à l’étranger grâce à la présence de quelque 100 journalistes étrangers », dit-il. Expliquant qu’une publicité coûterait dans les Rs 3.4 millions dans le journal Britannique The Herald Lindsay Morvan avance qu’avec les Rs 5 millions dépensées, Maurice bénéficiera d’une publicité encore plus conséquente. « Serait-ce parce que les Brésiliennes ont fait partie de cet événement que Maurice a perdu son identité ? Seychelles a-t-elle perdu son identité à travers ses carnavals ? « , lâche-t-il. Par ailleurs, Lindsay Morvan estime que les organisateurs ont fait d’une pierre deux coups, puisque le ministère du Tourisme et des Loisirs a permis aux Mauriciens de se détendre.
Quant aux problèmes de bouchons causés, le directeur de communication du PMSD avance « que nous apprenons de nos erreurs ». « Souvenez-vous du nombre de plaintes reçues après le 1er festival Créole ? Depuis, l’organisation s’est nettement améliorée avec la participation de plus de 100 000 personnes », dit-il.
Autre point positif noté par le PMSD : les hôtels de Flic-en-Flac ont affiché un taux de remplissage de 95%. « Certes, ce sont des Mauriciens mais ce sont des inland tourists. Tout comme des Parisiens vont profiter du soleil du sud en France. Et cela permet aux hôtels de sauvegarder les emplois », se réjouit-il.
Autre thème abordé : la désignation du leader du PMSD et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, comme le ministre des Finances de Afrique pour 2012 par le Leadership Africa Magazine. Son départ pour Londres à la fin du mois pour recevoir sa récompense accroîtra, selon Lindsay Morvan, « la visibilité de Maurice parmi les investisseurs étrangers ».
Lindsay Morvan a consacré la dernière partie de sa conférence sur le démenti apporté par le ministres des Affaires étrangères, Arvin Boolell en Inde concernant la gestion d’Agalega aux Indiens. Il ne comprend pas la réaction de Paul Bérenger et affirme qu’Arvin Boolell « n’a aucun compte à rendre puisqu’il l’a formellement démenti ». « D’ailleurs, un communiqué de presse a été émis par le Mauritius High Commission », précise-t-il.