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Un policier de la Special Supporting Unit, âgé de 46 ans, a été victime d’une tentative de meurtre mercredi à Caroline lorsque son rival a tenté de l’écraser avec une voiture. Sans l’intervention des membres du public, cet incident aurait pu avoir de graves conséquences.
Dans sa déposition à la police de Bel-Air-Rivière-Sèche, le policier relate qu’il vit séparé de son épouse à la suite d’une dispute.

Mercredi après-midi, il est parti la rencontrer chez elle à Caroline, mais cette enseignante de 34 ans était absente. Le policier est reparti et en chemin, il a aperçu la trentenaire dans une voiture avec un autre homme. Le plaignant a voulu parler à son épouse quand son rival l’en a empêché en le bousculant.

Selon le policier, ce dernier lui a lancé des jurons et a déclaré : « To pa konpran fam la pa pou retourn ar twa ». Voulant éviter une scène en public, l’enseignante s’est dirigée vers sa maison. Le policier a tenté de la suivre, mais le suspect l’a empêché.

Le quadragénaire avance que son rival l’a de nouveau insulté et lui a dit : « Eta mo pou touy twa. To pa pe konpran mem ». Le suspect a tenté de mettre ses menaces à exécution en entrant dans sa voiture et la dirigeant sur le policier qui, en tentant d’éviter un impact brutal, devait quand même se trouver sur le capot avant de tomber par terre.

Le plaignant a déclaré qu’après ce premier choc, son agresseur a fait marche arrière et a de nouveau dirigé sa voiture vers lui à toute vitesse. Mais le conducteur s’est arrêté à quelques mètres du policier car plusieurs personnes ont accouru vers ce dernier pour l’aider. Vexé, le rival est sorti de sa voiture pour assener deux coups de poing au policier et l’a attrapé par le collet de sa chemise. Comme des membres du public sont devenus hostiles à son égard, le suspect a quitté les lieux pour éviter d’être agressé.

Le policier a été légèrement blessé au pied et à la main droite. Il a été conduit à l’hôpital de Flacq pour des soins et devait obtenir sa décharge le même jour. Entre-temps, son épouse s’est rendue à la police pour porter plainte contre lui pour insultes. Elle avance que son époux l’a dénigrée devant plusieurs personnes car il la soupçonne d’entretenir une relation avec un habitant de Camp Ithier.

D’ailleurs, elle a assigné ce dernier comme témoin de la scène. La trentenaire a déclaré à la police qu’elle n’écarte pas la possibilité de solliciter un Protection Order contre le policier à la suite de cet incident.

La CID de Bel-Air-Rivière-Sèche a ouvert une enquête sur ce qui s’est passé et compte convoquer le suspect pour recueillir sa version des faits. La police a déjà écouté certaines personnes présentes sur place mercredi. L’enquête se déroule sous la supervision du surintendant Purmassur.