L’Égypte accueillera en novembre de cette année les championnats d’Afrique de cyclisme. Maurice, comme tous les ans, a été invitée à cette manifestation continentale. Mais la situation politique qui prévaut actuellement au pays des Pharaons inquiète à plus d’un titre.
La Fédération mauricienne de cyclisme (FMC) doit trancher : envoyer des représentants pour ces championnats ou s’y abstenir. La décision de la FMC est tributaire de l’évolution de la situation en Égypte. « Nous ne pouvons pas envoyer des cyclistes si la situation n’évolue pas », lâche Hervé Flore, président de la FMC. En effet, depuis quelques semaines, la situation politique est considérablement tendue dans ce pays, avec des violences dans la rue.
Mais pour l’instant, la FMC suit de près la situation. « Certes, ce serait bien que nous soyons représentés. Mais tout dépendra de l’évolution des choses. » Ce qui, du coup, a forcé la FMC à patienter encore un peu avant d’annoncer si les couleurs de Maurice figureront sur la liste des pays participants. « Tout dépendra des garanties que nous aurons des autorités égyptiennes. »
Le délai pour soumettre les engagements quantitatifs est fixé à court terme. « Cela doit se faire dans les plus brefs délais. Mais comme je le répète, nous suivons la situation. » Toujours est-il que le comité technique de la FMC se penche sur la question de la sélection.
Par ailleurs, la FMC a encore une fois soumis les plans du vélodrome au MJS. Selon Hervé Flore, c’est le chef de cabinet, Dev Phokeer, qui aurait demandé à les avoir à nouveau, le vélodrome ayant fait il y a quelques semaines l’objet d’une question parlementaire à l’attention du ministre Ritoo. « Le chef de cabinet nous a demandé de lui faire parvenir les plans. Nous attendons de voir la suite », avance Hervé Flore.
Pour rappel, les plans ont été soumis depuis un peu plus de deux mois. Les architectes Ahmed Rawat et Christophe Lincoln, lui-même un ancien cycliste, ont dessiné les plans du vélodrome. Pour l’instant, il semble toutefois qu’on ne soit pas près de voir le début de la construction, la FMC étant à court d’argent.
« C’est notre plus gros souci : nous n’avons pas les ressources financières nécessaires pour l’édification du vélodrome. Nous attendons de voir s’il y a des stratégies à dégager pour que les choses bougent », affirme Hervé Flore. L’attente s’annonce longue.