Pour une troisième participation aux championnats du monde Youth, les boxeurs mauriciens n’ont toujours pas pu enregistrer le moindre succès.
Pour cette troisième édition qui s’est déroulée à Sofia en Bulgarie, Jordan Lacharmante et Jérémy Pavillon ont certes bénéficié d’un bye au stade des 32es de finale, mais n’ont pu parvenir au bout de leurs combats respectifs lors de l’étape suivante. Ils se sont tous deux inclinés par arrêt de l’arbitre (K.O. technique) au début de la dernière reprise.
Même si les deux boxeurs avaient abordé cette compétition avec une ambition accrue, l’assistant entraîneur national, Richard Sunee, était de son côté conscient que la partie ne serait pas de tout repos. Lui qui avait agi en tant que responsable du groupe lors des deux précédentes éditions de ces Mondiaux. Les événements lui ont effectivement donné raison.
« C’était du très haut niveau, d’autant que cette compétition constituait l’unique échéance qualificative pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Plusieurs de ces pugilistes avaient plus d’une centaine de combats à leur actif. Heureusement que nos deux boxeurs ont su gérer la pression et ne se sont pas laissé impressionner par toute cette atmosphère ».
Après son vécu en tant que boxeur au cours des années 1980 et 90, Richard Sunee persiste à croire que de telles compétitions ne pourront qu’aider la relève du noble art local à gravir les échelons. « Leur formation doit impérativement passer par des compétitions aussi relevées. C’est un passage obligé pour atteindre la maturité et l’expérience. D’autant que nous avons besoin de stages poussés et de frottements pour progresser ».
D’ailleurs, au cours de cette compétition, les deux boxeurs mauriciens ont eu l’occasion d’effectuer des séances d’entraînement en commun et d’agir comme sparring-partners face à des Néo-Zélandais, Coréens, Canadiens, Sud-Africains, Botswanais et Argentins.
Concernant la compétition, Jordan Lacharmante a croisé le fer avec le Biélorusse Alexsandr Vachinika. « Il a bien géré la première reprise, mais son adversaire a accentué la pression lors du round suivant. À partir de là, Jordan a été compté en deux occasions. Il était alors psychologiquement affecté et était de nouveau compté au troisième round. L’arbitre mettait ainsi un terme au combat », relate Richard Sunee.
Concernant le combat de Jérémy Pavillon face au Hongrois Bernard Basony, l’assistant entraîneur national apporte le constat suivant : « Il a évolué avec beaucoup de coeur face à un très bon technicien qui a ensuite atteint les quarts de finale. Tout comme Jordan, il a été compté à deux reprises lors du deuxième round, avant d’être arrêté par l’arbitre au troisième. ». Réaliste, Richard Sunee avoue : « Il était difficile de s’attendre à mieux. D’ailleurs, aucun boxeur africain n’a pu se retrouver sur le podium. »
A l’issue des finales, le Kazakhstan s’est révélé l’escouade la plus performante devant les États-Unis et la Russie. Les autres pays ayant pu tirer leur épingle du jeu ont été l’Ouzbékistan, l’Ukraine, la Grande-Bretagne, Cuba, la Bulgarie, la Turquie et la Hongrie.