Maurice Allet, président du PMSD et de la Mauritius Ports Authority (MPA), s’est mis en rapport avec la direction du PMSD durant le week-end. Selon une indication d’Aurore Perraud, il a demandé une période de réflexion de deux jours avant de décider laquelle des deux présidences il compte préserver. Comme on le sait, Xavier-Luc Duval, le leader des bleus, avait lancé un « avis de recherche » sur son compte Facebook. À travers le réseau social, le leader bleu devait par la suite informer que le président de son parti avait pu être « retrouvé ».
Par ailleurs, Aurore Perraud, la directrice de communications du parti, a indiqué ce matin que d’autres nominés bleus avaient soumis leur démission des postes où ils avaient été nommés. C’est notamment le cas de Roshan Seetohul, qui siégeait au sein du board de la Development Bank of Mauritius, de Nicolas Martin (Mauritius Fishermen Co-operative Federation), de Richard Duval et de Reshad Lowtun (State Properties Development Corporation). Il reste Norbert Froget, ex maire de Beau-Bassin Rose/Hill qui n’a pa encore fait savoir ce qu’il fera de son maroquin à la Gambling Regulatory Authority.
En revanche, fait ressortir Aurore Perraud, le PMSD « déplore vivement la chasse aux sorcières » qui serait pratiquée au sein du ministère du Tourisme depuis l’annonce du retrait du PMSD du gouvernement. À tel point que Ghislaine Henry, soeur de l’ancien leader et tante de l’actuel, n’a pas eu le temps de soumettre sa démission de la Tourism Authority : elle a été révoquée immédiatement par le ministre Michael Sik Yuen. De même que deux pères de famille, qui ne sont pourtant pas des nominés politiques, ont été démis de leurs fonctions en raison de leur proximité avec le PMSD.
Aurore Perraud note que, depuis vendredi, « un sentiment de peur » existe chez les employés du ministère du Tourisme, et ce en raison d’une « campagne d’intimidation » qui prévaut, de « menaces » et de « harcèlement ». Elle ajoute : « Au PMSD, nous trouvons inacceptable qu’à Maurice, où des politiciens souhaitent qu’il y ait plus de démocratie et de mauricianisme, l’on pratique encore une telle politique. En tout cas, nous suivons la situation de près. »