Certes elles sont souvent pratiques pour ceux qui souhaitent se faire soigner en privé. Les assurances médicales permettent aux clients de recouvrer partiellement les frais des soins contre paiement d’une cotisation. Mais souvent les assurés ne sont pas pleinement conscients des clauses des contrats. Ils sont alors confrontés à un vrai casse-tête quand il s’agit des reclamations.
Très souvent, c’est au moment de remettre leur facture aux assureurs que les clients prennent connaissance de certaines clauses de leur contrat d’assurance. Le remboursement, qu’ils pensaient alors récupérer, est bien loin du montant initialement dépensé. Une surprise de taille, enrobée d’une explication au vocabulaire très technique, à vous rendre malade.
Que ce soit du côté des clients ou de ceux qui travaillent dans ce domaine, ils se rejoignent pour dire que le contrat est l’un des plus gros bobos de l’assurance médicale. Chaque assureur propose plusieurs offres, plusieurs tarifs, et surtout de plus en plus d’options. “Le contrat n’est pas assez simple pour les communs des mortels. Tout y est mais dans un langage très technique. Ce n’est pas assez explicite et mérite plus de clarification pour éviter des incompréhensions ou malentendus”, comme nous le confie Raj, agent d’assurances depuis plus de 25 ans. Le contrat d’une assurance médicale contient beaucoup d’informations, ce qui les rend presque illisibles.
Labyrinthe.
Dans ce labyrinthe, il n’est pas facile aux clients d’arriver à comparer les services et de comprendre tous les termes et sous-entendus. “Très souvent la source du problème entre un assureur et le client survient au moment même de souscrire à une assurance. D’un côté, les agents ne rentrent pas dans les détails et donnent une explication sommaire, ils pensent plus aux chiffres d’affaires qu’à offrir un bon service, et de l’autre, les clients ne prennent pas la peine de tout lire avant de signer ou n’osent pas poser des questions”, ajoute pour sa part Sybille, chargée des réclamations dans une compagnie d’assurances. Raj a noté un intérêt des compagnies d’assurances à être plus disponible pour leurs clients, il regrette cependant qu’ils ne soient pas nombreux à investir dans une bonne formation des agents/vendeurs. Sur le terrain, le travail est souvent bâclé, et on se retrouve avec des clients insatisfaits au moment des remboursements.