Un ancien bijoutier a été trouvé coupable d’avoir acheté des bijoux volés lors d’un cambriolage, pour une somme de Rs 18 000. La magistrate Ida Dookhy-Rambarun, siégeant en cour intermédiaire, a accordé plus de crédit au témoignage des témoins dans cette affaire, qui ont tout deux affirmé avoir volé ces bijoux et les avoir vendus à l’accusé, que l’un d’eux connaissait.
L’accusé, qui tenait une bijouterie jusqu’en 2012, a été reconnu coupable d’avoir acheté des bijoux volés lors d’un cambriolage commis le 7 novembre 2012. Il avait plaidé non-coupable. Lors du procès, l’instigateur du cambriolage, assigné comme témoin, devait affirmer que c’était lui qui avait négocié avec l’accusé pour lui vendre ces bijoux pour une somme de Rs 18 000. Le témoin a identifié l’accusé en cour comme étant celui qui a acheté ces bijoux. Lorsqu’il a déposé sous serment, l’accusé devait nier les accusations portées contre lui, déclarant que le témoin mentait. Dans son jugement, la magistrate Dookhy-Rambarun a trouvé que la version du témoin était crédible, et qu’elle concordait avec celle d’un autre témoin, également impliqué dans ce cambriolage. Ce dernier avait déclaré que les bijoux avaient bien été volés et vendus à l’accusé. La magistrate devait de plus trouver que l’accusé n’a jamais remis en question la déclaration du témoin en cour, choisissant de ne pas le confronter en cour. Elle a statué que l’élément de connaissance de cause a été établi étant donné que l’accusé était un ancien bijoutier et aurait dû se rendre compte que les bijoux achetés avaient été volés étant donné le prix dérisoire auquel il les a eus.
Selon la victime du cambriolage, une somme de Rs 14 000 et des bijoux avaient été volés à son domicile, le préjudice totalisant Rs 200 000. L’accusé avait par ailleurs confessé avoir été condamné auparavant pour avoir acheté des bijoux volés. En vue des preuves présentées en cour, la magistrate a reconnu l’accusé coupable sous la charge de « knowingly receiving property obtained unlawfully » en violation des dispositions du code criminel.