Le Front commun des commerçants de l’île Maurice (FCCIM) réclame la création d’un fonds de secours à l’intention des commerçants. Cette requête a été formulée récemment dans une lettre au ministre des Finances Xavier-Luc Duval.
Raj Appadu, président du FCCIM, soutient que la situation de nombreux commerçants est « délicate » depuis la crise économique et les catastrophes naturelles qui ont touché le pays dernièrement, dont les inondations du 30 mars. Il souligne aussi l’écart entre les petites et moyennes entreprises (PME) et le secteur commercial s’agissant des facilités offertes par le gouvernement.
« Nous savons tous que le secteur industriel obtient des aides substantielles et généreuses de la part du gouvernement depuis quelques années. Le secteur des PME peut obtenir des financements à partir des guichets ouverts chez plusieurs banques commerciales. Il n’y a que le secteur commercial, pourtant très important de par le nombre d’emplois concernés et les investissements consacrés, qui est resté sur le banc de touche », dit Raj Appadu. « C’est un fait indéniable que ces derniers temps, le nombre de petits commerces ayant mis la clé sous le paillasson n’a cessé d’augmenter. »
Le président du FCCIM revient aussi sur la concurrence déloyale à laquelle font face les commerçants. Craignant que la crise économique, la perte du pouvoir d’achat et la hausse des coûts d’opération n’affectent encore plus ces personnes, Raj Appadu rappelle l’urgence d’une assistance financière.
Selon M. Appadu, tout comme les PME, les commerçants doivent aussi bénéficier d’une aide afin de pouvoir survivre. « Le même plan de financement qui s’applique aux PME peut être étendu aux commerçants, et ce dans le but de préserver autant que possible les emplois et la cohésion familiale », conclut-il.