— Professionnelle de la “cupping therapy”, Zareen Joomaye-Ladoo met en garde contre les « amateurs qui causent beaucoup de torts aux patients »

En octobre 2016, Zareen Joomaye-Ladoo vulgarisait ses connaissances et son savoir en matière de “cupping”. Elle venait de terminer ses études professionnelles dans le domaine, à Leicester, en Angleterre, et souhaitait informer les Mauriciens sur les « bienfaits du “cupping”, en comparaison avec certains traitements médicaux lourds et couteux, qui font dans certains cas tort au corps ».

Zareen Joomaye Ladoo, thérapeute professionnelle en « wet cupping »

Le “cupping” est très prisé, estime Zareen Joomaye-Ladoo. « Cette thérapie est de plus en plus en grande demande parce qu’un grand nombre de Mauriciens l’ont essayé et ont réalisé ses bienfaits. » Mais, avertit notre interlocutrice, « il existe aussi un certain nombre de personnes qui ne sont pas qualifiées » pour pratiquer le “cupping”. « Et celles-là font beaucoup de tort à leurs patients, parce qu’elles ne maitrisent pas les techniques et n’ont pas de formation. Au final, elles peuvent blesser certains patients. » Si une telle situation perdure, explique Zareen Joomaye-Ladoo, c’est parce qu’il y a une demande croissante pour le “cupping”. « Bon nombre de Mauriciens ont essayé les traitements proposés, et se sont rendu compte de leur efficacité. De ce fait, il y a malheureusement certaines

Le traitement implique la pose de ventouses sur les zones affectées du corps

personnes qui tentent d’en profiter… Elles ne sont pas des professionnelles du “cupping”, soit elles regardent des “tutors” sur Internet, soit elles vont se faire soigner chez des professionnels et répliquent ces soins. C’est très dangereux ! », prévient notre interlocutrice.

Zareen Joomaye-Ladoo est une thérapeute qualifiée, détentrice d’un Diploma in Clinically Applied Hijama de l’Institute of Clinically Applied Hijama Therapy de Leicester, en Angleterre. Elle pratique le “wet cupping” (voir plus loin) et offre ses services à une clientèle exclusivement féminine. Zareen Joomaye-Ladoo rappelle qu’elle n’est pas la première à pratiquer le “Hijama” (voir plus loin) à Maurice, mais en revanche, elle est « la première à la pratiquer sur une base médicale ». Elle poursuit : « Ce traitement peut être bénéfique pour une multitude de problèmes, allant des douleurs au dos aux migraines en passant par les insomnies et des complications comme l’endométriose, les règles irrégulières, la fertilité… »

Notre interlocutrice évoque, non sans une certaine fierté, le cas « où le “cupping” a permis à une femme qui avait tenté le traitement “in vitro”, qui n’a pas marché, de tomber enceinte ». Pour ce qui est de l’endométriose, explique Zareen Joomaye-Ladoo : « On sait que c’est une pathologie très douloureuse et dont le traitement est très lourd. Je ne dis pas qu’avec le “cupping” la personne sera guérie. Mais en revanche, des patientes qui ont tenté le coup témoignent qu’elles ont moins de douleurs et qu’elles peuvent désormais prendre moins de médicaments. C’est très positif ! »

Dans le même esprit, la professionnelle du “cupping” explique qu’une autre patiente, atteinte de sciatique aiguë et qui était contrainte de se déplacer en chaise roulante, a fait plusieurs séances de “cupping”. « Elle a finalement retrouvé l’usage autonome de ses jambes. » Pour autant, ce ne sont pas des « miracles », retient notre interlocutrice : « Le “cupping” est un traitement ancestral et naturel surtout. Pour certaines pathologies qui n’impliquent pas de complications médicales, bien entendu, nous encourageons le “cupping”, qui peut énormément soulager les sujets et les aider à trouver un meilleur équilibre dans leur vie sans qu’ils aient à dépendre de médicaments et d’éléments chimiques néfastes pour le corps humain. »

En ces temps où l’accent est mis sur les méthodes naturelles et le retour aux sources, le “cupping”, poursuit Zareen Joomaye-Ladoo, présente « une foule d’avantages, à condition que le traitement soit dispensé par un professionnel ». Très passionnée par son métier, tout autant qu’appliquée, la jeune femme se perfectionne régulièrement, restant « au courant des évolutions et nouvelles méthodes ». C’est pour cela qu’elle a récemment investi dans de nouveaux équipements, « dont un appareil pour un massage, qui aide énormément pour les patientes ayant trop de nœuds dans le corps, résultat de beaucoup de stress accumulé, et qui doivent être défaits avant que l’on puisse pratiquer comme il le faut le “wet cupping” sur elles ».

Dans la même veine, Zareen Joomaye-Ladoo offre aussi un soin spécifique pour le visage. « Surtout pour celles affectées par l’acné et qui souhaitent s’en débarrasser. » La thérapeute offre ses prestations à Port-Louis et à Floréal, respectivement aux Cupping & Wellness Clinic, Madeleine House, SSR Street, à Port-Louis, et à l’I-lipo Clinic, rue George V, à Floréal. Plus d’infos sur le 5712-5413.

Chine et islam
Le “cupping” est très souvent pratiqué chez les musulmans. Il porte le nom de “Hijama”, qui vient du mot “hijm” (« absorber, extraire »). Le Hijama est une pratique thérapeutique ancestrale utilisée dans l’Égypte antique. Le Prophète Muhammad (PSSL) a confirmé et encouragé cette pratique et de nombreux “hadiths” vantent ses mérites.
En médecine traditionnelle chinoise, les ventouses sont appliquées à des endroits précis correspondant à des points d’acuponcture choisis en fonction du trouble à soigner, ou bien les ventouses sont mobilisées sur des zones situées le long des méridiens énergétiques. Pour la médecine chinoise, la maladie ou la douleur est un signe de blocage, ce qui signifie que l’énergie fondamentale ne circule plus ou mal. La ventouse rétablit la circulation du sang et, par conséquent, l’énergie.
(sources : internet)

Dry ou Wet Cupping ?
Deux techniques de “cupping” sont pratiquées : le “dry cupping” et le “wet cupping”. La première consiste à appliquer les ventouses sur les parties affectées du corps et la seconde, celle que pratique Zareen Joomaye-Ladoo, comprend des incisions au moyen d’une fine lame dans ces parties du corps afin d’en évacuer le sang contenant des toxines. « Il faut comprendre que le “Hijama cupping” est une technique de médecine traditionnelle et naturelle, signale notre interlocutrice. Par le biais de l’aspiration et l’écoulement, ce sont les impuretés, les toxines et autres éléments qui nuisent à la santé de la personne qui sont évacués. »