« Curepipe n’est plus la ville où il fait bon vivre », disent des habitants de la Ville Lumière. Outre la dégradation de l’environnement et le mauvais entretien des bâtiments publics, ceux-ci dénoncent aujourd’hui le nombre croissant de chiens errants dans le centre-ville.
Pour les habitants et les forces vives de la localité, les chiens errants, en augmentation constante, constituent un « véritable danger public ». Lise, une sexagénaire ayant vécu à Curepipe toute sa vie, déplore cette dégradation de la situation. Elle explique : « Pa kone ki malad zot kapav ena ar zot. Zot dan lakour lotel devil, dan bann plass kot ena manze, dan bazar… ». Et de craindre que ces chiens ne deviennent dangereux. « Dime zot kapav mord dimoun », dit-elle. Rejointe en cela par des membres des forces vives, qui estiment que la municipalité devrait travailler de concert avec les autorités pour réduire le nombre de chiens errants dans la ville. « La municipalité vient toujours avec des décisions, prises dans le confort d’une salle de conseil. Mais sur le terrain, que se passe-t-il réellement ? », fustige un responsable de forces vives.
Hormis le problème des chiens errants, ce dernier déplore également l’état du centre-ville, ainsi que les aires de stationnement improvisées sur l’ancien site des bâtiments Ramdin et Piton, rasés en décembre dernier, ou encore l’état de la fontaine municipale, qui « faisait autrefois la fierté des Curepipiens ». Et Lise de conclure : « Lontan, Curepipe ti ene zoli lavil. Azordi tou dimounn konn Curepipe kouma lavil lera. »