L’annonce d’une nouvelle taxe de Rs 4 sur chaque litre de carburant démontre à quel point les caisses de l’État sont vides. Ceci après des années de grands gaspillages tels le stade de Côte D’Or à Rs 5 milliards, les caméras de Safe City à Rs 18 milliards, le câble internet de Rodrigues à Rs 1,8 milliard, doit trois fois le prix calculé initialement par l’Agence Française de Développement (AFD), et bien d’autres encore.

Sans cela nous aurions pu bénéficier d’une baisse conséquente du prix du carburant pour soutenir les ménages, de même que les entreprises en difficulté.

C’est un fait que nous courons aujourd’hui le risque d’une énorme augmentation dans le chômage, à travers notamment un grand nombre de faillites d’entreprise. Ce qui est très dangereux pour notre tissu social.

Je réclame aussi une baisse immédiate de 30% du coût de l’électricité pour toutes les entreprises, y compris les hôtels et les commerces. La Central Electricity Board continue à générer  des milliards de roupies de profits avec la baisse du prix de l’huile lourde, qu’elle gaspille allègrement, et ceci depuis cinq ans.

En même temps, la State Trading Corporation (STC)  continue à encaisser des centaines de millions de roupies de subventions puisées de la vente du carburant, qu’elle garde dans ses comptes. C’est un vol.

La baisse du prix du carburant à la pompe, la baisse du coût de l’électricité, et des prix des denrées de base, qui reflètent la réalité des marchés, est une nécessité urgente pour notre pays.