Signer un pacte social avec les travailleurs pour les cinq prochaines années. C’est ce que réclame le Congress of Independent Trade Unions (CITU) dans une lettre adressée vendredi au Premier ministre, Pravind Jugnauth. « Ce pacte est essentiel afin d’empêcher les employeurs de priver les travailleurs de leurs droits acquis en ce qu’il s’agit du maintien des congés annuels, le paiement des heures supplémentaires, le ‘vacation leave’ et la semaine de 40h », dit-il.

Le président de cette formation syndicale, Deepak Benydin, soutient qu’il reconnaît que « le gouvernement a pu jusqu’à présent contenir le Covid-19 », mais estime que la priorité maintenant est de « placer l’intérêt l’humain au centre du combat contre cette pandémie ». Il poursuit : « We humbly recognize that the government has up to now been able to contain the pandemic. But people must be put first. The priority of priorities is to save the lives of people. Profit should actually be secondary. If workers’ lives are saved, our future is saved. We can then catch up over time. A healthy labour force is what the country need now and in the future. » Le syndicat, dit-il, a pris l’engagement auprès de ses membres « de protéger les droits des travailleurs et de veiller à ce que le travail décent soit pratiqué à Maurice, conformément aux recommandations de l’Organisation internationale du Travail ».

Malheureusement, des protestations viennent de toute part en ce qu’il s’agit d’un manque d’équipements de protection pour les travailleurs. « CITU has taken the engagement to fight and preserve the rights of workers and decent work of all workers. During the pandemic, there have been protests by workers against the non provision of safety equipment to health workers and other minor grades », souligne le syndicaliste dans la lettre. Le CITU regroupe environ 35 000 membres à Maurice, tous répartis dans la Fonction publique, les corps paraétatiques et les administrations régionales. C’est pourquoi le gouvernement doit répondre à l’appel lancé par ce syndicat dans le cadre des festivités marquant la Fête du Travail. « Il ne faut pas dans ce contexte oublier les contributions des tribuns tels que Anjalay Coopen, Emmanuel Anquetil, le Dr Maurice Curé, le Pandit Ramnarain, le syndicaliste Chand Bhagirutty, pour que les travailleurs aient des conditions de travail et de salaire décent dans le pays », conclut Deepak Benydin.