Dans le cadre de la World Population Day, observée le 11 juillet chaque année, un atelier de travail sur la santé reproductive en vue de l’élaboration d’une stratégie nationale s’est tenu au Gold Crest Hotel, à Quatre-Bornes. Présent, le ministre suppléant à la Santé, Satish Faugoo, a rappelé les progrès effectués par Maurice depuis une trentaine d’années.
La World Population Day, observée le 11 juillet chaque année, sert de rappel à « l’exemplarité de Maurice » en matière de gestion démographique. Et ce mercredi n’a pas dérogé à la règle. En effet, lors de l’ouverture d’un atelier de travail à cette occasion, la représentante du Programme de développement des Nations unies, Leyla Tegmo Reddy, a salué la gratuité des services mauriciens en ce qui concerne la santé sexuelle et reproductive. Toutefois, une question reste en suspens : « Comment promouvoir l’utilisation de ce service ? »
L’atelier de travail proposé par le ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie s’est articulé autour de l’élaboration d’une stratégie nationale en vue de sensibiliser la population à la santé reproductive. Plus d’une cinquantaine de partenaires de divers ministères ont participé à cet événement. Lormus Bundhoo n’étant pas au pays, c’est Satish Faugoo, le ministre suppléant à la Santé, qui a assisté à la partie protocolaire.
Au Mauricien, le ministre suppléant devait garantir le souci de proximité du service de family planning. « Peu de pays peuvent se vanter d’avoir aménagé un centre dans chaque rayon d’un kilomètre […] Bann sant osi pre ki bann laboutik » a-t-il souligné.
Par ailleurs, la docteure Aruna Surnam a rappelé les chiffres : plus de 150 centres à travers l’île ; des antennes aux hôpitaux du Nord et de Candos ; 90 Health Care Officers ; plus de 40 000 personnes utiliseraient le service. « Promouvoir le service pour empêcher les grossesses non-désirées », a insisté Aruna Surnam.
Le ministre Faugoo a pour sa part évoqué les progrès effectués par Maurice depuis 30 ans : un taux de croissance de la population ramené de 3,1 % en 1960 à 1 % en 2011.
Pour les items suivants, les taux sont pour mille : le taux de natalité de 38,5 en 1962 à 11,2 en 2011 ; un taux de mortalité infantile passant de 60,1 à 12,6 en 2011 ; la fertilité des adolescents réduite de 107,3 en 1962 à 28,9 en 2011.
Néanmoins, certains « problem areas » demeurent d’actualité : l’enregistrement tardif des femmes aux soins néonataux, une augmentation dans le nombre de « low birth weight among new-born babies », une augmentation de l’utilisation des moyens contraceptifs de moindre efficacité.