« Soit on me rembourse Rs 9 M, soit je meurs ».Il est catégorique. Gérald Alcindor, âgé de 38 ans, ne mettra pas fin à sa grève de la faim tant qu’il n’obtient pas Rs 9 millions. Il en est à son 13e jour de grève de la faim. Il a entamé les dix premiers jours de sa grève, en guise de protestation contre la Mauritius Handball Association qui, dit-il, lui doit Rs 9 millions, en face du stade Commarmond à Bambous. Depuis trois jours, il est venu s’installer tout juste derrière l’église Immaculée à Port-Louis pour qu’il soit plus visible.

« Soit, on me rembourse mes Rs 9 millions, soit je meurs. Je ne vais pas mettre fin à ma grève de la faim », confie-t-il. Alors gérant de West Palm Inn, Gérald Alcindor dit avoir hébergé 400 participants au Championnat du monde de Beach Handball des moins de 17 ans et les avait nourris. C’était en 2017. Toutefois, il dit n’avoir jamais été payé. Depuis deux ans, il dit réclamer vainement son argent. En juillet 2018, il avait même tenté de se suicider en sautant d’un bâtiment à Port-Louis.

« Depuis deux ans, je milite pour obtenir mon argent. J’ai hébergé et nourri ces 400 personnes par humanité et patriotisme. C’était un championnat du monde et l’image de Maurice allait être gâchée. Mais on ne m’a jamais payé. Aujourd’hui, je suis sur la paille. L’année dernière, dans un état dépressif, j’ai même tenté de mettre fin à mes jours mais j’ai eu un peu d’espoir quand le Premier ministre avait accepté de me rencontrer. Mais à ce jour, il ne m’a pas reçu à son bureau », déplore Gérald Alcindor.

Ce jeune homme de 38 ans dit avoir entamé toutes les démarches nécessaires et tout tenté pour obtenir son argent mais en vain. D’où la raison pour laquelle il a eu recours à une grève de la faim. « J’ai commencé ma grève le 22 juillet. Pendant les dix jours que j’étais à Bambous, personne n’est venu me voir. Maintenant, je poursuis ma grève à Port-Louis. J’attends de voir si je continuerai à passer inaperçu. En tout cas, j’ai décidé de maintenir la grève tant qu’une solution ne sera pas trouvée. Je suis même prêt à mourir car je n’ai plus rien à perdre », avance le gréviste.

Gérald Alcindor est visiblement très faible. « Ma santé commence à se détériorer. Je me sens très faible et souvent j’ai des black-out. On m’a injecté du sérum pour que j’aie un peu d’énergie. Mais c’est mon avenir qui est en jeu. Certaines personnes affirment que ces Rs 9 millions sont trop. J’ai travaillé pour arriver jusque-là et du jour au lendemain, je perds tout, y compris mon hôtel », indique-t-il.