Légalisation ? Dépénalisation ? Décriminalisation ? En matière de drogues, il faut une approche plus flexible puisque la répression ne fonctionne pas. La liberté de l’individu garantie par la République, la santé, les retombées fatales de l’emprisonnement, la nécessité d’un accompagnement humain : voilà les arguments mis en avant lors du forum débat qui a réuni Cadress Runghen, Jack Bizlall, Rama Valayden et Nathalie Rose, le vendredi 6 décembre. Une initiative de l’ONG Lead et l’Institut Cardinal Jean Margéot.
Il y a lieu de réfléchir sur une nouvelle approche quant à la politique des drogues adoptée par Maurice. Le présent système ne fonctionne pas et, comme partout ailleurs, il a sans doute engendré plus de torts, de dépenses et de drames humains. C’est dans ce cadre qu’un plaidoyer pour plus de flexibilité a été adopté. À Maurice, le message a été entendu et les arguments ne manquent pas pour encourager la réflexion.
Militant de la première heure et demeurant un farouche opposant aux drogues, Cadress Runghen revoit sa position. Conscient que l’emprisonnement pour un délit de possession de drogues peut ruiner à jamais l’avenir d’un individu, il plaide pour plus de souplesse : “Il faudrait être souple et non pas ferme envers les consommateurs, les éduquer et les accompagner.”