La question fait toujours débat et ces derniers temps ONG et travailleurs sociaux ont soumis la demande officiellement à l’État à travers la Commission d’Enquête sur la Drogue. Citoyens et ONG réclament du gouvernement une approche plus flexible alors que le monde reconnaît que la lutte contre les drogues a eu un effet pervers. Parmi les principales raisons évoquées, la possibilité de ne plus envoyer de simples consommateurs en prison mais plutôt leur donner accès aux services de santé tout en luttant efficacement contre les cartels qui contrôlent le marché de la drogue.
En février, le Collectif Urgence Toxida et l’association CLAIM ont déposé devant la commission d’enquête sur la drogue pour, entre autres, réclamer que l’État change son approche vis-à-vis des drogues. Le 7 avril, la travailleuse sociale Nathalie Rose a déposé en demandant la régularisation des drogues. Ces requêtes officielles ont toutes pour but de stopper la répression contre les consommateurs tout en luttant contre les cartels. Ce serait aussi une mesure contre les drogues synthétiques qui ont des conséquences fatales notamment chez les jeunes. Ces demandes rejoignent un appel lancé au niveau international face au constat que la répression contre les drogues et les usagers a provoqué plus de dégâts.