La responsable d’une maison de disques reproche à deux membres du board de la MASA d’avoir voulu l’influencer dans la réalisation d’une compilation. Selon sa version des faits, l’un l’aurait invitée à enregistrer dans son studio, alors que l’autre aurait demandé pourquoi une de ses chansons ne figurait pas sur la liste. Ce que démentent catégoriquement les principaux concernés.
Cette maison de disques s’est lancée dans la production d’artistes locaux depuis peu. Selon sa responsable, elle a récemment réalisé une compilation, dont une partie des recettes devait être versée à des enfants malades. Elle affirme avoir eu la collaboration de nombreux artistes pour ce projet, mais que la Mauritius Society of Authors (MASA) aurait fait des difficultés pour accorder une autorisation sur les morceaux choisis.
Entre ses différents allers et retours à la MASA, la responsable de la maison de disques dit avoir rencontré des membres du board chargés d’examiner le contenu de sa compilation. Elle affirme que l’un d’entre eux l’aurait invité à enregistré dans son studio alors qu’un autre aurait demandé pourquoi elle n’a pas choisi un de ses morceaux.
La principale concernée dit avoir rencontré la présidente de la MASA, Meera Mohun, pour lui faire part de cet état des choses. Interrogée par Le Mauricien, Meera Mohun a confirmé avoir rencontré la plaignante. Cependant, précise-t-elle, « je lui ai demandé de mettre ses accusations en écrit, afin que je puisse prendre des sanctions. La dame m’a bien envoyé une lettre me relatant ses difficultés avec la MASA, mais à aucun moment elle n’a parlé des accusations faites verbalement. Dans de telles conditions, je ne peux prendre des sanctions ».
Invité à donner sa version des faits, l’un des membres du board incriminés, s’est dit étonné de la démarche de la plaignante. « Elle a obtenu son autorisation, son CD est déjà en vente. Que cherche-t-elle encore, ma tête ou de la publicité ? » Il explique qu’il n’est pas le seul membre de la MASA à posséder un studio d’enregistrement et que si tout le monde devait solliciter des enregistrements, cela mènerait à une situation chaotique. « J’ai simplement fait une plaisanterie en lui disant que les morceaux auraient pu être mieux travaillés. »
Ce membre du board affirme également que la décision d’accorder une autorisation ne lui revient pas mais qu’il y a un comité qui travaille dessus. Pour ce qui est des « difficultés » dont parle la plaignante, notre interlocuteur déclare qu’il y avait un morceau qui est une adaptation d’un tube international. « Il nous faut bien vérifier les autorisations pour éviter des ennuis. Une fois qu’elle a eu le feu vert de la SACEM, nous lui avons accordé son autorisation. »