Alors que leur situation a été régularisée et qu’elles devaient passer sous la tutelle du gouvernement, 317 cleaners des écoles doivent leurs salaires de janvier à leurs Parents Teachers Associations (PTA) respectives. Chaque association de parents a dû, en effet, débourser Rs 8 500 pour le salaire et Rs 5 000 pour le boni de fin d’année qui était toujours dû, à la demande du ministère de l’Éducation.
Ce dossier sonnait comme une bonne nouvelle de la rentrée. Pour cause, 317 cleaners des écoles du gouvernement qui touchaient entre Rs 2 000 et Rs 3 000 par mois ont vu leurs salaires passer à Rs 8 500. Ils devaient également passer sous la tutelle du ministère de l’Éducation. Mais la situation est devenue confuse après que les maîtres d’école eurent reçu une circulaire du ministère, demandant à la PTA de s’assurer du salaire de janvier et du boni de fin d’année toujours dû. Elles devraient être remboursées par la suite. Ce qui représente une somme totale de Rs 13 500 pour chaque cleaner par école.
Pour certaines associations, il est difficile d’assumer une telle responsabilité. D’autant qu’aucune indication n’a été donnée sur la date à laquelle le gouvernement prendra la relève. Pour éviter tout cafouillage, la Mauritius Head Teachers Association a écrit au ministère pour lui faire part de la difficulté des PTAs à assumer une telle responsabilité. « Les associations n’ont pas cette somme et elles ne peuvent prendre l’engagement de payer un salaire de Rs 8 500 par mois à ces cleaners », fait ressortir la MHTA.
Il faut savoir que ces 317 cleaners concernés étaient jusqu’à tout récemment sous la responsabilité des PTAs. Mais leurs salaires étaient bien en deçà de la nouvelle somme.
Sollicitée sur la question, Jane Ragoo de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP), qui a défendu ce dossier auprès du gouvernement, rassure sur la situation. « Il y a eu quelques soucis administratifs étant donné que c’est une décision récente. Le ministère des Finances y travaille. Il s’agit d’une décision temporaire. Le nouveau salaire a déjà été appliqué comme prévu. Il faut maintenant finaliser les affaires administratives. »
Soulignons que la situation des cleaners des écoles était décriée depuis longtemps. Celles-ci se disaient exploitées par les compagnies ayant décroché le contrat de l’entretien auprès du ministère de l’Éducation. Ainsi, 317 d’entre eux chargés de nettoyer les toilettes et qui étaient sous la responsabilité des PTAs ont vu leur situation régularisée, tandis que quelque 200 autres sont toujours sous contrat avec deux compagnies privées.