Mgr Ernest s’adressant à l’assistance en l’église St-Clément, dimanche

Le Jour du souvenir, qui coïncide cette année avec le centième anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 et la fin de la Grande Guerre, a été célébré dimanche avec piété et solennité à Maurice. Le président de la République par intérim, Barlen Vyapoory, était au cimetière de Phoenix dans la matinée à l’initiative du haut-commissaire britannique, Keith Allan, pour un dépôt de gerbes sur les tombes des soldats britanniques et australiens qui sont tombés victimes de la Deuxième Guerre mondiale. Plusieurs membres du corps diplomatique étaient présents pour l’occasion.

C’est en l’église anglicane de St Clément, à Curepipe, la Cathédrale St James, à Port-Louis, qu’a eu lieu la cérémonie religieuse officielle concélébrée par Mgr Ian Ernest, Évêque de Maurice, en présence du président de la République par intérim, Barlen Vyapoory, du Premier ministre, Pravind Jugnauth, et de son épouse, Kobita, ainsi que du Premier ministre adjoint, Ivan  Collendavelloo. Dans son homléie, Mgr  Ernest a rendu hommage à l’esprit d’endurance, de sacrifice, de loyauté et d’humilité de tous ceux qui ont participé à la Première Guerre mondiale. « The legacy of the first world war is that it created an awareness about the nature of modern war: friends, we are all involved and we are all vulnerable », a-t-il dit.

Pour lui, le Jour du Souvenir est l’occasion de renouveler l’engagement de prendre la responsabilité importante de travailler sans arrêt pour la justice et la paix avec énergie en ajoutant « peace is not just an absence of war, conflict or social unrest but is an activity which requires our attention and our energy ». Il a observé que, dans l’histoire humaine, on rencontre malheureusement parfois les tentations face auxquelles nous sommes impuissantes. « Il est plus facile de dire n’importe quoi et de rechercher la vengeance. This temptation is strengthened today by social media. These media claim this strange notion that everyone must have an opinion about everything and that public shaming is somehow an act of justice and righteousness », a-t-il dit. Il a déploré que « the pernicious side effect of social media is replacing family and social interaction ».

L’autre mal, poursuit-il, qui ronge la société est l’accessibilité à la drogue synthétique dans les cours de récréation. Au chapitre du recensement ethnique, il a souligné le riche héritage du respect mutuel et de responsabilité que nous ont légué nos ancêtres. « We should work towards the consolidation of a nation that recognises the potential of one and all irrespective of ethnic considerations », a-t-il recommandé, avant d’insister sur le sens du sacrifice. Et de souligner que « meaningless gestures to safeguard one’s own interests, political social and religious pretentiousness are not in the nature of authentic sacrifice ».

Après cette cérémonie religieuse, un dépôt de gerbes s’est déroulé devant le monument aux morts à Curepipe par les dignitaires du pays. À cette occasion, un livre intitulé Forget me not, a tribute tout the fallen a été lancé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth.