Source : Aquablog

Diversifier et consolider le secteur de la pêche. C’est dans cette optique que le ministère de l’Activité économique, de l’Entreprise et des Coopératives a lancé le projet d’élevage de poissons décoratifs pour aquarium en septembre 2018. Le ministre Sunil Bholah a, dans ce contexte, procédé à une visite à l’Albion Fisheries Research Centre le lundi 1er juillet où deux variétés de poissons décoratifs sont reproduites et élevées. Il devait faire ressortir que 29 sociétés coopératives bénéficieront chacune d’une aide de Rs 25 000 pour se lancer dans ce commerce de grand potentiel à Maurice.

Selon le ministre Sunil Bholah, le commerce des poissons décoratifs est un marché lucratif qui prend de l’ampleur. Parallèlement, le climat tropical et la disponibilité de plusieurs espèces à Maurice sont propices à l’élevage. Selon la Food and Agriculture Organisation (FAO), la valeur globale des exportations des poisons décoratifs s’élève à environ USD 372 millions. « En septembre de l’année dernière, j’avais fait venir un expert taïwanais pour dispenser des cours à des coopérateurs pour l’élevage des poissons décoratifs, avec la collaboration du ministère de la Pêche. Les poissons décoratifs sont très prisés à Maurice. Par conséquent, il y a une grande perspective de commerce à Maurice pour les entrepreneurs et sociétés coopératives locaux », a expliqué le ministre Sunil Bholah.

Il devait toutefois faire ressortir que l’élevage des poissons décoratifs « est aussi un métier très sensible », car il faut savoir les traiter et les nourrir. Par ailleurs, il devait indiquer que le Budget 2019-2020 prévoit une somme d’argent qui sera allouée à des sociétés coopératives qui vont se lancer dans ce commerce. « Il y a une vingtaine de sociétés coopératives et chacune bénéficiera d’une allocation de Rs 25 000 pour se lancer dans ce domaine. Cependant, nous avons toujours besoin d’une expertise dans le domaine. D’où la raison pour laquelle nous suivons de près l’évolution du projet depuis sa mise en mise en œuvre depuis septembre 2018 », a souligné le ministre.

Dans un premier temps, deux espèces de poissons de mer et d’eau douce ont été ciblées. Celles-ci incluent les espèces de poissons de mer indigènes, à savoir Mauritian Anemone Fish, plus communément appelé poisson clown (Amphiprion chrysogaster), Neon Blue Damsel Fish (Pomacentrus coelestis) et Tiger Damsel Fish (Chrysiptera annulata) ; et les espèces de poissons d’eau douce Cherry Barb/Rosy Barb (Puntius titteya) et Fancy Betta (Betta splendens var). Des tentatives de reproduction des espèces de poissons marins et d’eau douce ont été réalisées en créant toutes les conditions environnementales possibles requises.

Pour rappel, 29 coopérateurs ainsi que huit officiels d’Albion Fisheries Research Centre ont bénéficié d’une formation sur les techniques d’élevage, les différentes étapes, les conditions, entre autres. Le ministère est en constante négociation avec l’African Asian Rural Development Organisation pour assurer le bon suivi du projet. Une séance de travail aura lieu très prochainement avec les coopérateurs qui ont été formés par l’expert taïwanais, pour ensuite leur remettre des poissons décoratifs. Les éleveurs sont appelés à suivre les instructions et les règles établies par l’expert taïwanais pour l’élevage.

Jeannette, 59 ans, déterminée à réussir

Jeannette Pierre Louis, une habitante de Floréal, âgée de 59 ans, est une aspirante éleveuse de poissons décoratifs. Elle est membre de la Saphire Women Entrepreneur Cooperatives Society, une des sociétés bénéficiaires de l’allocation. « J’ai participé à la formation dispensée par l’expert taïwanais. Ces enseignements m’ont aidé à mieux comprendre le métier et ainsi me préparer pour me lancer dans cette nouvelle aventure. En principe, j’œuvre dans le social et je n’ai aucun commerce rentable. J’aspire à me lancer dans l’élevage des poissons décoratifs », dira Jeannette.
Et cette dernière de préciser qu’elle n’avait aucune connaissance au sujet de l’élevage des poissons mais qu’elle a saisi l’occasion quand elle a reçu un appel du ministère des Coopératives. Selon Jeannette, elle est déterminée à relever ce nouveau défi et à réussir. Interrogée sur l’endroit où elle compte élever les poissons, Jeannette fait part que l’espace n’est pas important pour elle. Elle veut faire de son mieux pour réussir ce qu’elle va entreprendre. Et de préciser que ces poissons sont des créatures très fragiles et qu’une formation est primordiale pour prendre soin d’eux.