La Peoples Cooperative Renewable Energy Coalition (PCREC) organise jeudi au Foyer Piat à Petite-Rivière un atelier de travail au cours duquel sera présenté la première étude de faisabilité pour la mise en place de la première coopérative d’énergie renouvelable à Maurice.
Cette société coopérative sera lancée à Balaclava, avec la participation des petits planteurs. Plusieurs organisations de la société civile soutiennent cette initiative.
Le but derrière le lancement de cette ferme solaire sur une base coopérative, affirme Michel Chiffonne, animateur de la coalition, est de créer de l’espace pour que les citoyens puissent participer à la politique énergétique du pays et contribuer ainsi dans la création d’une société eco-friendly.  «Cette initiative est basée sur le principe de la solidarité où les citoyens, les organisations sociales et les coopératives existantes pourront investir et participer de manière différente dans notre société en respectant l’environnement et l’écologie du pays», fait-il ressortir. Le rapport de la National Energy Commission (NEC), dit-il, donne raison à ceux qui militent en faveur des énergies renouvelables.  «Malheureusement, le gouvernement ne le trouve pas important. Nous voulons créer une centaine de fermes solaires à travers  le pays pour produire et vendre de l’électricité au CEB sous un concept d’économie solidaire», dit-il. Cette initiative cadre avec le projet de Medium Power Producers initié par le CEB.
Pour Veena Dholah, autre membre de la coalition, le mouvement coopératif a fait ses preuves à Maurice avec déjà, en 2011, plus de 115 000 personnes engagées dans les sociétés coopératives, autres que celle s’occupant de la culture de la canne à sucre. Le mouvement coopératif opère actuellement dans une trentaine de filières mais pas dans celle de l’énergie. Pour elle, il est important de mettre en place une société coopérative pour l’énergie «qui se connecte au problème du changement climatique dans le monde.»
La PCREC regroupe le Centre for Alternative Research and Studies on Economic and Environmental Issues (CARES), la Small Planter Association, l’Institute for Environment and Legal Studies (IELS), la General Workers Federation (GWF), Civic Watch, Eco-Sud, Rezistans ek Alternativ, différentes sociétés coopératives, ainsi que des artistes et citoyens.