L’organisation non gouvernementale SAFIRE lance une campagne d’affiche pour sensibiliser sur les conditions de vie des enfants des rues à Maurice. Cette activité s’insère dans le cadre de la Journée internationale des droits de l’enfant observée samedi.
Maurice a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations unies en 1990. Toutefois, il existe encore des enfants vivant en marge de cette convention à Maurice. C’est ce qu’a voulu démontrer le Service d’accompagnement, de formation, d’insertion et réhabilitation de l’enfant (SAFIRE) en lançant cette campagne d’affiche.
Les différentes images utilisées pour cet exercice de sensibilisation viennent démontrer le décalage qui existe entre ce que la Convention des droits de l’enfant préconise et la réalité mauricienne. L’organisation non gouvernementale (ONG) a mis l’accent sur quatre droits en particulier et qui concernent les principes fondamentaux au développement de l’enfant : le droit à l’éducation, le droit à la santé, le droit de s’exprimer et le droit de s’épanouir.
Pour Ismahan Ferhat, manager de SAFIRE, les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en oeuvre. « Promouvoir les droits des enfants, c’est tout d’abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C’est à ce prix que les droits de l’enfant seront véritablement respectés. »
Cette campagne d’affiche ne vise non seulement à attirer l’attention du public sur la situation des enfants des rues, mais aussi à rappeler aux décideurs leurs devoirs et responsabilités en ce qui concerne la liberté et le bien-être de leurs jeunes concitoyens.
Actuellement, 175 enfants sont pris en charge par SAFIRE. Ceux-ci vivent dans des situations précaires. L’ONG leur donne les outils nécessaires pour acquérir des compétences sociales afin qu’ils puissent être réhabilités et réintégrés à la société. SAFIRE oeuvre pour les enfants des rues depuis 2006.