Entre 2010 et 2013, 900 cas d’enfants victimes de violence sexuelle ont été enregistrés, a indiqué la ministre de l’Égalité des genres, des Droits de l’enfant et du Bien-être de la famille lors de l’ouverture d’un atelier de travail sur le sujet à Phoenix, hier. Mireille Martin souligne que parmi ces 900 cas, 32 concernent la prostitution infantile.
La ministre a condamné ces actes. Pour elle, pour combattre ce problème, il faudrait améliorer le réseautage ainsi que le savoir-faire des partenaires. Elle loue l’atelier en cours, un événement annuel depuis 10 ans, qui se tient en trois phases de quatre jours de formation à chaque fois, au cours duquel ceux engagés dans ce combat – la police, la brigade des mineurs, les ONG, les ministères de l’Éducation, de la Jeunesse et de la Protection des droits de l’enfant – ont l’occasion de témoigner de leur expérience, de comprendre l’ampleur du problème et le rôle chaque institution dans ce combat, et d’acquérir de nouveaux outils pour mieux répondre aux diverses situations. La formation est assurée par l’éducatrice spécialisée Rita Venkatasawmy, directrice du Centre d’Education des Enfants Mauriciens (CEDEM).
Mireille Martin estime qu’outre la prise en charge des enfants victimes d’exploitation sexuelle et commerciale, la prévention est d’une importance capitale. Les actions à l’instar de cet atelier de travail, qui à ce jour a formé 400 personnes, visent, à terme, « à mener à bien les stratégies gouvernementales », soit l’amélioration des services autour de la protection de l’enfance, à travers le Child development unit (CDU).
La ministre rappelle l’existence d’une Hotline, le 113, opérationnelle 24/24 ; celle de 32 comités de surveillance en faveur des enfants et d’autres comités qui existent au sein des conseils de district ; celle de 375 clubs d’enfants au sein des écoles primaires et secondaires mis en place avec le soutien du Conseil national des enfants ; et le Working together committee. Elle annonce l’ouverture de deux nouveaux Child protection services. « Ils viendront consolider nos efforts pour recevoir les enfants traumatisés dans des lieux plus adaptés. Dans toutes nos actions, l’accent est mis sur la consolidation du réseautage. Cela est essentiel pour que les dénonciations des cas d’abus d’enfants soient facilitées ».
Mireille Martin rappelle que la démarche de son ministère « se situe aussi au niveau de la législation ». Le Children’s Bill, actuellement en préparation, sera présenté cette année, indique-t-elle, en soulignant qu’un des articles se rapporte aux enfants victimes d’exploitation sexuelle commerciale.