Au moins huit des 15 Sustainable Development Goals (SDG) adoptés en 2015 par les Nations Unies comportent des opportunités pour les ingénieurs mauriciens. C’est ce qu’a fait ressortir l’ingénieure environnemental Nadia Daby Seesaram, présidente sortante de l’Institution of Engineers, à l’université de Maurice fin de la semaine dernière. De nombreux étudiants dans le domaine ont assisté à cette conférence, organisée à l’occasion de la célébration de l’International Women in Engineering Day.
Pour Nadia Daby Seesaram, des opportunités existent dans différents secteurs, citant ceux de l’énergie renouvelable, de l’eau et l’hygiène, des infrastructures, de l’human settlement, de la consommation et la production, du changement climatique ainsi que de l’océan et la biodiversité. S’agissant de l’économie océanique, elle a rappelé la démarche du gouvernement consistant à faire de ce secteur un pilier de son deuxième miracle économique, basé sur la Vision 2030. De ce fait, les connaissances scientifiques, le développement de la recherche et le transfert de technologies marines sont autant de domaines où, selon elle, les ingénieurs ont un rôle important à jouer. « Il y a aussi d’autres opportunités qui sont liées à l’océan et aux ressources marines qui ont trait aux capacités d’adaptation et de résilience face aux menaces climatiques pesant sur nos côtes et des désastres côtiers naturels », a-t-elle déclaré.
Poursuivant, Nadia Daby Seesaram a évoqué l’objectif No 15 des SDG, soit de protéger, de restaurer et de promouvoir l’utilisation durable des écosystèmes terrestres, entre autres. Sous ce chapitre, elle s’est référée au projet de Smart Cities, dont les règlements recommandent, dans la mesure du possible, que ces dernières génèrent leurs propres besoins en énergie et en eau, de même qu’ils soient autonomes dans leur système de gestion des déchets. Toujours, par rapport aux Smart Cities, elle a parlé des « liens à créer » entre les régions urbaines et rurales, où l’intégration est un facteur clé dans l’implémentation de ce projet.
Au chapitre du changement climatique, l’intervenante estime qu’il y a lieu de développer une résilience aux catastrophes naturelles et l’adaptation nécessaire dans le contexte des Petits États insulaires en développement (PEID), dont Maurice fait partie. « Dans l’agro-industrie, bien qu’il semble qu’il y ait un potentiel significatif pour la recherche et le développement de l’agriculture bio à Maurice, il se peut qu’il n’y ait pas beaucoup d’opportunités pour les ingénieurs dans ce domaine. Par contre, l’agro-énergie, la gestion des déchets et l’utilisation efficace des ressources sont autant de domaines où les ingénieurs peuvent trouver de bonnes opportunités », a-t-elle fait ressortir. Nadia Daby Seesaram a aussi parlé du secteur de l’eau, dont la collecte d’eau de pluies, la déssalination, l’efficience en eau, le traitement des eaux usées et le recyclage sont autant de domaines où les ingénieurs, des secteurs public et privé, devraient se présenter avec des plans de gestion durable.