L’enquête conjoncturelle menée par la MCCI au cours de la première quinzaine de mars 2013 démontre que la confiance des entreprises s’est améliorée au premier trimestre de cette année. L’indicateur synthétique du climat des affaires à Maurice s’établissait à 91,6 points à cette période contre 85,4 points au dernier trimestre de 2012. Cependant, observe la MCCI, l’indicateur reste toujours en dessous de la moyenne de long terme des 100 points de base.
Rendant publiques, hier, les données recueillies lors de cette enquête conjoncturelle, le Dr Renganaden Padayachy, économiste de la MCCI, a constaté que la hausse est généralisée sur l’ensemble de notre tissu économique, l’indice de confiance étant en augmentation concernant tous les secteurs d’activités. « Cela fait plus d’un an que nous n’avions pas eu ce résultat », a fait remarquer le Dr Padayachy. Pour lui, cette amélioration de la confiance pourrait avoir un effet favorable sur l’investissement et l’emploi. Les résultats indiquent que les moyennes arithmétiques des évaluations des entrepreneurs sur ces deux variables sont positives pour 2013, et cela quelque soit le secteur d’activité.
Pour ce qui est des prix, la désinflation s’est maintenue en ce début d’année. Cependant, a noté le Dr Padayachy, la baisse des prix ne devrait pas se poursuivre au prochain trimestre, car le solde d’anticipation des entrepreneurs à la question sur l’évolution des prix au cours des trois prochains mois est positif. À la MCCI, on soutient que l’explication principale derrière une probable hausse des prix est, qu’après la modération enregistrée en 2012, les entrepreneurs ne jouissent plus des marges nécessaires pour supporter toute nouvelle hausse des coûts de production.
La MCCI observe également une corrélation positive entre la composante « les évaluations des entrepreneurs sur l’évolution de leurs chiffres d’affaires » et la composante « les anticipations futures des entrepreneurs » et est d’avis qu’elle est synonyme d’une phase ascendante du cycle économique. « Si cette tendance se confirme lors des prochaines enquêtes, et si nous maintenons la coordination entre la politique monétaire, la politique fiscale et la politique de change, il est fort probable que le taux de croissance économique serait supérieur en 2013 par rapport à 2012, toutes choses égales par ailleurs », relève le Dr Padayachy.
Selon l’analyse de la MCCI, les possibilités d’expansion et de diversification sur les nouveaux marchés seraient l’un des principaux facteurs ayant contribué à l’amélioration de la performance des entreprises au cours du premier trimestre 2013. Plus des deux tiers des dirigeants d’entreprise ont déclaré qu’ils ont intensifié leurs efforts pour se tourner vers de nouveaux marchés afin de pouvoir continuer à alimenter leur propre croissance. Des opportunités significatives ont pu être identifiées sur la région et aussi sur le continent africain
Les entrepreneurs ont aussi annoncé qu’une fiscalité accommodante, une politique de change compétitive et le soutien de l’État ont été les autres éléments ayant contribué à l’amélioration du climat des affaires. Cependant, on s’inquiète de la compétition féroce (parfois même déloyale), d’une conjoncture internationale toujours incertaine, en    particulier sur nos principaux marchés ainsi que    des problèmes liés au transport collectif affectant ainsi     la compétitivité, du manque de personnel qualifié, de    l’accès difficile aux capitaux, des problèmes de logistiques et de connectivité.
Les entrepreneurs prévoient d’augmenter leurs investissements sur les 12 prochains mois. Le solde des opinions est également positive concernant les perspectives d’embauche.