Trois mois après que le corps sans vie et en état de décomposition avancé de la petite Helena Gentil a été, après 10 jours de disparition, retrouvé dans une chasse à Lapeyre, à l’entrée de Nouvelle France, les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) tentent encore d’élucider le crime. Les développements de l’enquête ont donné lieu, durant la soirée de mardi, à l’arrestation d’un deuxième suspect : Jonathan James Ramasawmy, 26 ans, un cousin éloigné de Mirella Gentil, la mère de la victime.
Le lendemain de son arrestation, James Ramasawmy a comparu en Cour où une charge provisoire de meurtre a été logée contre lui dans le cadre de cette affaire. Il a été contraint de comparaître devant le Tribunal de Port-Louis au lieu de celui de Mahébourg pour des mesures sécuritaires. Puis, durant la même journée, le suspect a été conduit à l’hôpital Victoria, à Candos, pour que des prélèvements de son ADN soient effectués. Ceux-ci seront comparés aux indices collectés sur la scène de crime, à Nouvelle France, ce qui devrait considérablement faire progresser l’enquête. Pour l’heure, cependant, les sources policières laissent entendre qu’ils ne sont en possession d’aucune preuve concordante pouvant accuser le suspect. Les résultats des analyses sont attendus incessamment. Entre-temps, James Ramasawmy est maintenu en détention policière, tout comme Arnaud Boodram, le premier suspect dans l’affaire.
Pour rappel: Helena Gentil, 11 ans, de Cité Anoska, avait été portée manquante le 5 avril. La dernière fois qu’elle avait été aperçue, elle se trouvait à une fête organisée chez sa tante, non loin de son domicile. Elle s’y était rendue avec sa mère, entre autres. Pendant une dizaine de jours, les enquêteurs se sont démenés afin de retrouver sa trace. C’est sans vie et dépouillée de ses vêtements que la petite a été retrouvée. Le rapport d’autopsie avait attribué son décès à une fracture du crâne dû à un violent coup à la tête. De plus, comme elle était dénudée, la thèse d’agression sexuelle a aussi été établie. L’enquête avait donné lieu à une première arrestation: celle du grand-père paternel de la victime, également présent à la fête. Toutefois, il a été relâché après avoir fourni un alibi. Ce fut ensuite au tour d’Arnaud Boodram d’être interpellé par les enquêteurs. Non seulement ce dernier était présent à la fête mais il aurait également eu des démêlés avec la justice par le passé pour des délits sexuels. Le temps que progresse l’enquête, il reste également en détention.