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La laborieuse mise en oeuvre de réformes institutionnelles jugées vitales pour l’Union africaine devrait être au coeur du sommet continental de deux jours qui s’ouvre dimanche à Addis-Abeba, où les principaux conflits qui traversent l’Afrique feront également l’objet de discussions. Sous l’égide du président rwandais Paul Kagame, l’UA s’est engagée en 2016 et 2017 à entreprendre une série de profondes réformes.

Les enjeux : l’indépendance financière d’une institution qui fonctionne principalement grâce aux donateurs étrangers (73% du budget en 2017) et un recentrage de ses activités en vue d’en faire uneorganisation efficace.

Or, c’est précisément Paul Kagame qui succédera dimanche au président guinéen Alpha Condé à la tête de l’UA dans le cadre de la présidence tournante, et il aura à coeur que ces réformes ne rejoignent pas la longue liste des mesures approuvées par l’UA, mais jamais mises en oeuvre – une faiblesse que M. Kagame entend d’ailleurs gommer par ces ré- formes. « Je pense que Kagame va faire tout ce qui est possible, il veut laisser un trace », estime un diplomate africain sous couvert de l’anonymat, se montrant toutefois pessimiste. « Au final, je crains que ce qui va se passer soit assez faible. »