Cette édition 2012 de l’Étoile de l’océan Indien devient un véritable chassé-croisé. Les Réunionnais et les coureurs du Pacifique, la sélection de la Nouvelle-Calédonie et les Australiens de la Suzuki Trek se rendent coup pour coup. Après la leçon reçue lors des deux premières étapes, les coureurs-pei ont réagi. Bilan : le maillot jaune est désormais sur les épaules de Rudy Sautron, avec deux petites secondes d’avance sur son dauphin, l’Australien Mitchell Lovelock.
Rudy Sautron a bénéficié, pour cette troisième journée, du gros travail de sape de ses amis, en particulier de Stéphane Lucilly, tenant de l’édition 2011. Mais l’autre gagnant, Thierry Fondere, a lui aussi profité de ce travail, permettant à la Nouvelle-Calédonie de signer sa deuxième victoire sur la course.
Pourtant, les favoris au départ ont préféré s’observer quand l’échappée du jour est partie. Ulrich Marcy, Christophe Boyer et Mike Ferrère ont pris une minute, avec la bénédiction des Australiens de la Suzuki Trek. D’ailleurs, il n’y avait pas grand-chose à faire, les échappés n’étant pas trop dangereux au général.
Et en abordant la pente, Christophe Boyer, qui avait joué sa carte en ayant une pensée pour Rudy Sautron et Emmanuel Chamand. Mais les choses se sont jouées autrement. « On ne pouvait pas partir avant. Et puis, il n’y avait pas assez de pente pour espérer faire des écarts », faisait ressortir Thierry Fondere, vainqueur du jour au terme de l’étape longue de 85 km.
Du côté des gagnants, on retrouve donc Fondere pour l’étape et Sautron pour le jaune. Viennent s’ajouter aux perdants Richard Baret ou encore Mitchel Lovelock. Le premier concède 32 secondes, l’autre seulement huit. Autant dire qu’il y a des chances de tout chambouler.
Dans cette situation, tout le monde attend avec une certaine impatience l’explication de demain, avec le matin le contre-la-montre en pente sur 10 km et la dernière étape sur une cinquantaine de kilomètres. C’est surtout l’étape du matin qui consacrera le vainqueur.
Richard Baret, éternel jeune, trouve que les deux prochaines étapes lui conviennent bien. Rudy Sautron, qui ira rejoindre Sébastien Hoarau au VC Caladois, souhaite que ses jambes réagissent de la même façon. Mitchell Lovelock, lui, répond qu’il a de l’entraînement au chrono, étant champion du monde juniors de la poursuite. Et Thierry Fondere, leader de la formation néo-calédonienne, pense que c’est à la montagne de désigner le vainqueur.
Nous saurons demain qui a été décrocher l’Étoile.