Le Club M version JIOI 2019 pourrait voir plusieurs de ses joueurs être mis sur la touche afin de rajeunir cette sélection en juin

Les Mauriciens devront s’armer de patience avant de voir la première sortie du Club M sous la direction du nouveau sélectionneur, l’Algérien Boualem Mankour, qui a pris ses fonctions en février. Cela est dû au COVID-19, qui contraint les différents acteurs du ballon rond à demeurer inactifs depuis un mois environ. Actuellement en France, le coach national devrait revenir à Maurice en fin de mois si le confinement est levé.

172e au classement FIFA, le Club M allait disputer le 26 mars dernier un match amical contre e Djibouti, 184e. Toutefois, cela n’a pas été possible à la suite de la pandémie. « C’est certes dommage que cela n’ait pas eu lieu, mais heureusement que les autorités mauriciennes ont fait le nécessaire afin de protéger leurs citoyens. Je ne dirai pas que nous avons raté une chance de voir le Club M évoluer, mais c’est plutôt un point positif, car nous aurons plus de temps pour nous préparer pour la prochaine sortie. Au niveau de mon plan de travail, cela ne bouscule en rien mon programme, car il faut savoir qu’il n’y a pas uniquement le Club M dans le lot, mais également les autres sélections, dont les jeunes. Également, il y a un gros travail à faire au niveau de la sélection », déclare le sélectionneur national.

En ce qu’il s’agit de la prochaine sortie du Club M et si la situation le permet, c’est en juin, lors du tournoi de la COSAFA Cup à Durban en Afrique du Sud (13 au 27 juin), qu’on devrait voir en action la sélection nationale. Mais à l’heure actuelle, la probabilité que cette compétition se tienne est vraiment infime. « On devra s’en tenir aux décisions des organisateurs. Mais si début mai nous parvenons à débuter les entraînements, je pense que ce sera idéal pour le groupe », souligne Mankour. Dans le cas contraire, ce sont les U17 qui seront appelés pour le tournoi de la COSAFA Cup U17 au Malawi. Et les U20 seront quant à eux alignés en décembre pour cette même compétition.

Alors que le Club M a connu pas mal d’étrangers à sa tête, à l’exemple du Belge Joe Tsuphula ou du Brésilien Francisco Filho, qui s’était attiré les critiques du public mauricien, car il n’était pratiquement jamais présent sur l’île, l’Algérien a quant à lui son mot à dire. « En tant qu’étranger, c’est toujours difficile de s’adapter dans un pays qui n’est pas le nôtre. Au niveau financier, je pouvais bien rejoindre un club, mais la fierté de représenter une sélection est au-dessus de tout, même si c’est une petite nation. Si dans le futur le Club M devait affronter l’Algérie, je vous assure que je ferais mon possible pour remporter cette rencontre. Je dois également faire savoir que je suis un employé de la Mauritius Football Association (MFA) et que j’ai des responsabilités envers elle. Le choix des joueurs, c’est moi qui le ferai », fait ressortir le sélectionneur.

Lors d’un entretien qu’il nous a accordé le 8 mars dernier, Boualem Mankour nous avait fait bien comprendre qu’il avait l’intention de rajeunir le Club M, avec 70% de joueurs locaux et 30% d’expatriés. Et celui-ci n’a pas perdu de temps pour se mettre en contact avec les Mauriciens qui évoluent à l’étranger, et il a été vraiment surpris par quelques-uns. « Lorsque nous avions fixé le match contre Djibouti, j’ai pu discuter avec quelques joueurs. Certains ont répondu positivement, d’autres n’ont pas eu l’autorisation de leurs clubs, ce que je dois accepter, et d’autres veulent réfléchir… Pour ces joueurs qui sont en mode réflexion, il faut qu’ils sachent que leurs chances de revenir dans le Club M sont désormais infimes. Lorsque votre pays fait appel à vous, la réflexion ne doit pas être une option », nous dit-il.

Au niveau du capitanat, « ce sont les joueurs qui feront le choix de leur leader. Il faut savoir que je mise sur un groupe et les meilleurs joueurs du moment, non pas un qui a flambé et qui n’a jamais pu rééditer les mêmes performances. Pour le moment, on devra patienter, mais j’ai vraiment hâte de revenir à Maurice afin de continuer le travail », conclut le sélectionneur national.