La jeune femme a été placée en observation à l'hôpital Brown Sequard

La police de Grand-Gaube a dû faire usage de tact pour sécuriser deux enfants, âgés de 11 mois et trois ans, et les tirer des mains de leur mère, qui serait mentalement instable. En se basant sur certains renseignements à l’effet que cette famille vit dans des conditions insalubres, l’équipe du sergent Russean s’est rendue au domicile de celle-ci, où elle était absente. Vers 5h45 hier, la police a trouvé la femme de 19 ans, marchant sur la route Royal de la localité. Elle a attrapé sa fille aînée par les cheveux pour la forcer à marcher.

Cette dernière pleurait et tentait de se débattre alors que la jeune femme serrait très fort son nourrisson dans les bras. Les enfants ne portaient presque pas de vêtements et paraissaient mal nourris.

Dans un premier temps, la police a tenté de parler à la mère, qui était coupée de la réalité. Elle ne comprenait pas ce que lui disaient les policiers et refusait de remettre ses enfants. De plus, elle sentait l’alcool. La police a également noté que la jeune mère paraissait mal nourrie et n’avait qu’une seule réponse aux questions des policiers, « le bien est toujours par devant et le mal par derrière ».

Elle voulait absolument poursuivre sa route avec ses deux enfants. Soupçonnant que les mineurs étaient en danger de mort et que la maman pourrait commettre l’irréparable, la police a alors usé de la force pour arracher ses enfants de ses mains. Les mineurs n’ont pas été blessé lors de cet exercice. Tous ont été conduits au poste de police de Grand-Gaube, où finalement, la jeune mère a été emmenée à l’hôpital du Nord. Par la suite, elle a été transférée à l’hôpital psychiatrique de Brown Séquard, où elle est placée en observation. Ses enfants ont été remis à leur grand-mère, qui a accepté de les prendre en charge. Cette dernière se dit consciente que les enfants vivaient dans de mauvaises conditions et avance que sa fille ne la laissait pas s’approcher d’eux alors qu’elle voulait l’aider. Une enquête policière pour maltraitance a été ouverte sur ce cas.