Depuis plusieurs jours, les ouvriers s’activent pour terminer les travaux de rénovation entrepris par le Grand Mauritian depuis l’année dernière et dont l’ouverture est prévue au printemps 2014. Outre la métamorphose de l’établissement hôtelier, dont les promoteurs sont Starwood Hotels & Resorts Worldwide, et détenu par la société Blue Ocean Park, la rénovation de l’hôtel comprend également un reprofilling de la plage, avec notamment des travaux visant à contrôler la “severe beach erosion in front of the Grand Mauritian”. C’est ce qui inquiète les habitants de la localité qui dénoncent la présence des pelleteuses sur la plage, pratiquement dans l’eau, et également des gros rochers installés dans le lagon formant une ligne devant l’hotel. D’autres rochers – qui auraient, selon certaines sources été enlevés de la mer – ont été déposés sur un terrain à côté de l’hôtel, et qui sert également de dépotoir pour le matériel de construction et autres déchets provenant de l’hôtel. A hier, un amoncellement de sable était également visible sur le site. Indignés devant leur constat, les habitants ainsi que les pêcheurs de la localité déplorent le non-respect de l’hôtel envers l’environnement marin, plus précisément de ette zone marine protégée, servant cette zone à la reproduction des tortues.
Faisant état du spectacle de désolation qu’offre cette modification entamée de cette partie de la plage de Balaclava,, et de dégradation de l’environnement marin, les habitants de la localité s’interrogent quant aux autorisations accordées par les autorités à l’hôtel Grand Mauritian pour effectuer ces travaux qui causent, selon eux, irrémédiablement des préjudices environnementaux. D’autant que cette zone est considérée protégée, au vu de son statut d’ancienne zone de reproduction des tortues dans la région. “S’il faut réduire les risque d’érosion, on ne peut pas non plus faire n’importe quoi. Ce que fait actuellement le Grand Mauritian, c’est embellir la devanture de son hôtel afin de pouvoir offrir une plage sablonneuse à ses clients”, estiment les dénonciateurs.