L’assemblée générale élective tant attendue du Mauritius Paralympic Committee (MPC) s’est tenue jeudi dernier à Rose-Hill. Onze membres des quatre fédérations handisportives locales, étaient présents (Visually, Physically, Aurally et Mentally Handicaped Persons Sports Federations).
Reynolds Permal, le seul à avoir soumis sa candidature, a été élu par une majorité de sept représentants, succédant à l’ancien président Jean-Marie Malepa. Reynolds Permal retrouve le poste pour la troisième fois. La première fois de 2002 à 2004 puis de 2006 à 2008.
Pendant ces 15 ans, il a occupé plusieurs autres fonctions au MPC, soit ceux de trésorier et secrétaire notamment. Il soutient qu’il ne s’y attendait pas à reprendre les rênes mais qu’il y avait définitivement beaucoup de changements à faire.
« Mon objectif est de remettre de l’ordre dans ce comité. Je souhaite faire reigner la solidarité, l’esprit d’équipe mais surtout la promotion et l’épanouissement de nos athlètes, quels que soit leur type de handicap », soutient-il. Pour cela, il a déjà en tête plusieurs projets de développement.
Parmi, la mise en place de sous-commissions technique et médicale, des représentants d’athlètes, et du partage des différentes responsabilités afin que la MPC soit plus actif et motivé.
Pour cela, dit-il, le comité devra être en harmonie et partager la même vision. Il regrette par ailleurs le fait que Jean Marie Malepa prenne ses distances. « Il aurait pu apporter sa contribution d’une manière ou d’une autre. Ce qui est certain, c’est que le MPC ne sera plus comme une agence de voyage », souligne-t-il.
Il ajoute qu’il compte tout faire afin que le handisport mauricien soit davantage valorisé. Pour y parvenir, Reynolds Permal compte revoir aussi bien les sports universels tels que la natation et l’athlétisme que les sports adaptés à certains handicaps tels que le bocce, la boccia, le torball, le basket en fauteuil, parmi tant d’autres.
De son côté, Jean Marie Malepa soutient que l’élection n’était pas vraiment en règle avec la Sports Act 2013 car il devait y avoir les douze membres. Il estime toutefois que pendant ces deux dernières années à la présidence, il a rattrapé 13 ans de travail et accompli bien des choses.
Il cite comme exemple l’obtention de la classification des athlètes à Dubaï et en Italie. « Je souhaite bonne chance au nouveau comité et j’espère qu’ils continueront le travail que j’ai commencé. Je regrette juste de ne pas avoir eu le temps de faire venir un directeur technique national et d’obtenir un centre de formation ».