Photo d'illustration
  • La Consumers Protection Unit en présence de plusieurs plaintes des consommateurs ayant acheté récemment ses cartes téléphoniques, invalides pour des appels internationaux

Data Communications Ltd, en “receivership” depuis l’année dernière, a officiellement cessé ses activités le 21 février dernier. L’un des produits phares de cette compagnie, qui avait fait sa place en tant qu’opérateur de téléphonie internationale, était les cartes téléphoniques Easicall.

Or, bien que la compagnie n’existe plus, ses cartes sont toujours en vente chez ses revendeurs. La Consumers Protection Unit serait déjà en présence de plusieurs plaintes des personnes ayant acheté ses cartes téléphoniques qui ne sont plus valides. Une enquête a été initiée.

Data communications Ltd, également connue sous le nom de DCL était en liquidation depuis un jugement tombé en octobre 2018. Le 21 février de cette année, la compagnie a officiellement cessé ses activités après accumulation de dettes de plusieurs millions de roupies.

Or si la compagnie n’existe plus, ses produits par contre sont toujours en vente sur le marché. Depuis 2014, sous le pilier des télécommunications, DCL offrait la possibilité aux particuliers mauriciens de téléphoner à l’extérieur grâce à son produit phare, Easicall. DCL s’était même imposée comme un concurrent direct de Mauritius Telecom qui propose la carte Sezam en offrant des tarifs plus économiques. Cependant si ces cartes sont toujours en vente, elles ne sont plus valides.

Plusieurs personnes ayant acheté cette carte ont porté plainte. Pour accéder à son correspondant, l’utilisateur doit composer le 320 20 30, suivi du “Personal Access Code”. Il doit ensuite composer le code international, le code du pays, le code de la région et le numéro du correspondant.

Les cartes Easicall pouvaient être utilisées à partir d’un téléphone fixe et d’un mobile. Data Communications Ltd offrait Easicall pour des crédits de Rs 50, Rs 125, Rs 250, Rs 1 000 et Rs 2 000 avec la possibilité de faire des appels à travers le monde. Or, avec la compagnie qui n’existe plus, c’est le numéro de téléphone prépayé aussi qui n’existe plus.

« À aucun moment, on n’était au courant que ses cartes n’étaient plus valides car le boutiquier ne nous a rien dit. C’est en essayant de faire un appel que nous avons réalisé que la carte n’est pas valide. Le site Web ou le Customer Support n’est plus en service. Comment se fait-il que les produits d’une compagnie qui n’existe plus soient toujours sur le marché ? N’y a-t-il aucun contrôle de la part des autorités concernées ? Les revendeurs, de leur côté, refusent de prendre leurs responsabilités », souligne un habitant des Plaines-Wilhems qui a acheté une de ces cartes dans un magasin très connu à Phoenix la semaine dernière.

De plus, lorsqu’il a essayé de retourner la carte au magasin, le propriétaire lui aurait fait comprendre qu’il n’est au courant de rien et que ses cartes sont toujours en vente. D’où la démarche de porter plainte auprès de la Consumers Protection Unit. L’instance serait, par ailleurs, déjà en présence d’autres plaintes à ce sujet et aurait déjà initié une enquête.

Pour rappel, le 26 octobre 2018, la juge Rehana Mungly-Gulbul, siégeant à la cour commerciale, avait ordonné la mise en liquidation de la compagnie DCL. Celle-ci doit Rs 1,2 million en termes de loyers impayés, à Hennessy Court Limited. Dans son “ruling”, la juge Mungly-Gulbul avait ordonné qu’un liquidateur provisoire soit nommé pour finaliser les procédures jusqu’au 31 janvier 2019.

Cette compagnie avait aussi fait parler d’elle après l’allocation d’un contrat pour des tablettes destinées aux élèves de Grade 10 (Form IV), mais qui n’ont jamais été livrées. Le ministère de l’Éducation avait alors entamé des poursuites légales contre la compagnie.